image_centre de confinement Meyzieu pour sdf_ALYNEA

Pour faire face à l’épidémie du Covid-19, l’état d’urgence sanitaire a impliqué des mesures de sécurité entraînant de nécessaires réductions ou suspensions de dispositifs destinés aux plus démunis.

Grâce à la mobilisation et au militantisme de tous les acteurs de l’urgence sociale, de l’implication de l’Etat, mais aussi de concitoyen.ne.s, des alternatives sont mises en place au fil des jours.

Pour autant, beaucoup de personnes sont restées à la rue avec un risque de contamination élevé. Les professionnels restent préoccupés en cette veille de déconfinement et demandent des solutions pérennes de logement.

Contexte national et mise en œuvre locale

  • Trêve hivernale prolongée de 2 mois, avec le maintien des places de mise à l’abri dans le cadre du plan froid. Aucune fermeture des places d’hébergement avant le 31 mai 2020, ni d’expulsion locative. Les équipes de renfort hivernal s’arrêtent néanmoins le 31 mars.
  • Mise en place d’un plan de continuité d’activités pour tous les services d’ALYNEA : restriction des équipes sur le terrain, télétravail, modification des pratiques.
  • Création de places d’hébergement mobilisant hôtels, centres de formation, résidences étudiantes, etc. pour des mises à l’abri de personnes sans-abri non malades. Localement, 534 places ouvertes. ALYNEA et la Fondation de l’Armée du Salut co-gèrent 160 places à Meyzieu. Les besoins sont toutefois encore importants. Selon les chiffres du 115 pour la nuit du 9 avril, 72% des demandes d’hébergement sont restées sans réponse dans le Rhône. La question de la pérénisation des places à la fin du confinement, n’est pas assurée à ce jour.
  • Ouverture progressive de centres d’hébergements spécifiques pour les personnes contaminées par le COVID 19 (cas ne nécessitant pas d’hospitalisation). Localement, ouverture de 2 centres (soit 100 places) à St Genis-Laval et Belleville, gérés par la Croix-Rouge, renforcée par du personnel médical de l’Agence Régionale de Santé (Médecin retraité, infirmier étudiant). Cependant la problématique de l’accès à ces centres subsiste. En effet, il faut être testé positivement pour y entrer. Or, il est encore quasiment impossible d’accéder aux tests.
  • Pénurie de matériel de protection (masques, gel hydro-alcoolique, gants, etc) : Au fur et à mesure, le matériel a été distribué par l’État. Formidable soutien solidaire pour la confection et les dons de masques en tissu !
  • Aides alimentaires pour pallier la fermeture de certaines structures : distributions de soupes associatives, tickets services de l’Etat, nombreux dons solidaires.
  • Accès aux soins et prise en charge de toutes les personnes, peu importe leurs statuts administratifs (couverture maladie ou non).
  • Accès à l’hygiène compromis : de nombreux bains douches ou toilettes publiques fermés ; les squats et les bidonvilles ont un accès à l’eau très inégal.