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ALYNEA recrute 1 Chef.fe de Service- Chef.fe de projet – CDD

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À propos

Résumé du poste

Vous recherchez un poste de chef.fe de service ou chef.fe de projet dans le secteur de la veille sociale ? Nous vous proposons l’offre suivante en CDD.

La maraude jeunes a pour mission de renforcer les actions dans la rue auprès des jeunes sans-abri qui ne sollicitent pas les institutions.

Offre d'emploi

Le poste en détails

Contexte & Missions

La Maraude Jeunes est un projet expérimental, né il y a deux ans. L’équipe est composée de deux travailleurs sociaux et deux travailleurs pairs. Elle va à la rencontre des jeunes dans la rue ou en squats pour proposer un accompagnement renforcé à destination des jeunes en non recours vis-à-vis des dispositifs. L’équipe travaille en multi-référence, dans une approche orientée rétablissement et fondée sur la réduction des risques et des dommages.

1/ Sous la responsabilité de la Directrice opérationnelle du Pôle Veille Sociale, vous avez la responsabilité de l’expérimentation Maraude Jeunes.

  • Vous mettez en œuvre le projet dans un cadre expérimental : garantir une prise en charge de qualité auprès des jeunes, dans le respect du cadre d’intervention fixé. Vous soutenez l’organisation de l’activité, apportez un soutien et une aide technique aux équipes, favorisant une analyse critique des situations. Vous êtes amené.e.s à intervenir à leurs côtés dans la rue. Vous participez au rendu de l’expérimentation et au travail sur la pérennisation du service
  • Vous assurez la responsabilité hiérarchique d’une équipe de 4 personnes : vous accompagnez les salariés à partir de leurs missions et des objectifs fixés, vous menez les entretiens annuels et professionnels, participez aux recrutements. Vous animez les différentes réunions, organisez et gérez les plannings. Vous gérez le déroulement des stages.
  • Vous êtes l’interface entre la Direction et votre équipe. Vous participez aux réunions et comités de direction élargis et rendez compte de l’activité de votre service.
  • Vous représentez votre service dans différentes instances et auprès des partenaires. Vous recevez et répondez aux sollicitations partenariales, formalisez les partenariats qui le nécessite et animez les relations partenariales institutionnelles. Vous contribuez au développement du réseau partenarial. Vous êtes garant.e du bon fonctionnement partenarial et de l’inscription de l’équipe de jour de ma Maraude Jeunes dans un réseau correspondant aux problématiques rencontrées.

2/ Vous avez la responsabilité de travailler au montage du projet « équipe d’hospitalité »

Au sein d’un réseau de partenaires, le projet a pour objet de créer une équipe médico-sociale ayant pour objet d’accompagner des ménages mis à l’abri dans des lieux conventionnés par les collectivités locales (ménages mis à l’abri sur le parc de la collectivité suite à des expulsions ou des conventionnements de squats, dans l’attente de leur prise en charge par les dispositifs de droit commun). L’équipe accompagnera les personnes dans l’accès aux droit commun, dans une approche orientée rétablissement. La collectivité conventionnera avec les occupants ou des associations d’occupants/soutiens.

  • Mise en place de l’ingénierie de projet
  • Mise en réseau des partenaires associatifs intéressés par le projet sur le territoire
  • Prise de contact avec les collectifs citoyens ou associations citoyennes intéressés par le projet
  • Prise de contact avec des projets similaires en France
  • Présentation du projet aux collectivités et aux partenaires financiers
  • Recherche de financements, rédaction de demandes de financements et de réponse à appels à projets

Si financements obtenus :

  • Mise en place de l’équipe en partenariat avec les associations intéressées
  • Mise en place du projet en tant que chef.fe de service

Le profil idéal

  • Connaissances du champ de l’urgence sociale et des problématiques associées
  • Capacités à défendre un projet
  • Bonne maîtrise de l’approche clinique des situations
  • Capacité à rentrer en lien afin de développer le pouvoir d’agir des personnes.
  • Très bonnes capacités à encadrer une équipe, fédérer et entraîner
  • Capacités relationnelles, capacités d’adaptation et de gestion de crise
  • Bonne maitrise de la gestion /développement des relations partenariales
  • Capacités à avoir une lecture « politique » du contexte d’intervention
  • Capacités d’analyse, de rédaction et de synthèse

Lieux d'exercice

Poste basé à Lyon 3 ; déplacements sur l'agglomération lyonnaise

Typologie de contrat

CDD temps plein jusqu'au 31 décembre 2022 • AStraintes 1 semaine sur 3 • Poste à pourvoir dès possible

Rémunération

Rémunération mensuelle brute selon CCN CHRS (base groupe VI et selon ancienneté) à partir de 2521,20€ - Ex : 2750,40€ à 2826,80€, base temps plein avec 3 à 6 ans de reprise d’ancienneté

Candidature

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Adresse (Siège Social)

53 rue Dubois-Crancé - 69600 OULINS

Téléphone

TEL : 04 78 50 16 05

Email

siege@alynea.org

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Madame C. et Monsieur V.

Un couple marqué par le sans-abrisme

Originaires de Picardie, ils quittent avec leurs 3 enfants leur maison d’Airaines en 2008 pour tenter leur chance en Corse puis à Lyon. Sans emploi, ils font face à des difficultés familiales avant de se trouver sans hébergement.

Souhaitant avant tout protéger leurs enfants et assurer leur scolarité, ils s’adressent au Conseil Général pour un placement provisoire. Ils sont orientés dans différents foyers dont le CHRS Carteret d’ALYNEA, mais la collectivité leur est difficile. Ils ne supportent ni la promiscuité, ni le cadre imposé. La collaboration avec les équipes est alors compliquée.
Pendant presque 3 ans, ils vont vivre dans la rue, abrités sous la bibliothèque universitaire rue Chevreul. La nuit, ils dorment en alternance afin que l’un des deux surveille leurs sacs à dos dans lesquels se trouve toute leur vie. En journée, ils fréquentent la Maison Rodolphe du Foyer Notre Dame des Sans Abri où ils déjeunent, se douchent, font leur lessive. Ici, ils sont suivis par Marc (prénom d’emprunt) assistant social avec qui ils seront en confiance.

« C’est la première personne qui nous a compris en repérant que le type d’hébergement qui nous conviendrait serait un appartement individuel. »

Dans la rue, leur santé se dégrade. Suzanne est hospitalisée plusieurs fois, sous-alimentée, alcoolisée, les articulations douloureuses. Les acteurs sociaux se mobilisent pour trouver une solution : Marc, la Maison de la Veille Sociale, le Samu Social 69, s’adressent au Préfet pour qu’un hébergement d’urgence soit débloqué. 5 mois plus tard, ils sont hébergés à l’hôtel.
Le couple poursuit son chemin dans un dispositif d’hébergement en appartement avec l’équipe de Polygônes d’ALYNEA qui considère que l’habitat est le point de départ de l’accompagnement.
Suzanne a arrêté de boire et soigne sa polyarthrite. Son compagnon, épileptique, suit son traitement. Grâce à des visites accompagnées par un médiateur et des entretiens téléphoniques réguliers, ils sont en lien avec leurs enfants.
Le prochain objectif est l’accès à un logement de droit commun : le bail serait d’abord signé entre le propriétaire et ALYNEA ; pendant cette durée déterminée, ils seraient sous-locataires et toujours accompagnés par Polygônes, avant que le bail « glisse » à leurs noms.

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Monsieur B.

« Rescapé de la solitude »

Monsieur B. intègre son hébergement en appartement de coordination thérapeutique en octobre 2017. Il doit alors quitter l’hébergement mis à disposition par le centre Léon Bérard où il suit un traitement médical. Même si Monsieur B. a fui, pour des raisons politiques le Congo Kinshasa, il est débouté par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) et par la Cour nationale du droit d’asile (CNDA). Arrivé en France blessé, il apprend qu’il est gravement malade. Soutenu par l’assistante sociale de l’hôpital, il obtient un titre de séjour pour soins qui lui permet de se faire soigner et rester sur le territoire le temps nécessaire.

« Nous les Africains, on vit ensemble, on ne connait pas la solitude. Ici j’ai beaucoup souffert de l’isolement, j’étais au fond du trou. Isolé, malade, séparé de ma famille, j’avais les pires idées. »

Depuis le début de son accompagnement par Entr’Aids, il a trouvé ce dont il avait besoin, une équipe professionnelle qui se soucie des êtres humains et qui soutient moralement les personnes. Son cadre de vie lui permet également de retrouver un vivre ensemble : des relations conviviales de voisinage, le partage de petits déjeuners et de repas avec l’équipe…

« L’hôpital m’a soigné, ALYNEA m’a sauvé la vie, je suis un rescapé. »

Lors de cette rencontre, Monsieur B. est en rémission et a retrouvé du sens dans son quotidien en tant qu’agent de sécurité aux abords de l’école, et bénévole au sein de l’association Singa (mouvement citoyen international visant à créer du lien entre personnes réfugiées). Il a pu reprendre ses fréquentations à la bibliothèque, et récupérer l’appétit et le goût de vivre.

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Monsieur BEN ATTIA

Sa création d’entreprise lui ouvre l’accès au logement

Qu’avez-vous pensé de la 1ère rencontre avec l’équipe du CoWork ?

Une opportunité à ne pas rater ! Je m’y suis tout de suite accroché. Je n’avais pas beaucoup de solutions et l’accompagnement proposé était pour moi un plus, surtout pour le volet administratif. J’ai senti que ça n’allait pas être une perte de temps.

Quel est votre quotidien depuis le début de votre activité ?

Je travaille 35h par semaine : du mercredi au samedi, dans le camion de livraison et le lundi je gère l’administratif (en tant qu’auto-entrepreneur je m’occupe de la facturation, de la communication, de la commercialisation). Le dimanche, je suis avec ma famille. J’ai embauché un livreur en CDD de 6 mois à mi-temps. Un comptable gère la paie, en prestation externe. Aujourd’hui, mon objectif est d’investir dans l’achat d’un camion. Pour l’instant, on tourne en location, et ça représente une perte d’argent conséquente, surtout lorsqu’on doit en louer deux (environ 2 jours par semaine).


Mon entreprise marche bien, c’est ce que je souhaitais ! Je rembourse mes mensualités pour le crédit que l’ADIE m’a accordé pour lancer mon activité. Je me dégage un bon salaire pour payer mon loyer et nourrir ma famille. Je suis très content ! J’ai trouvé un appartement F4 à Lyon 8, dans du neuf. Être patron avec des bons chiffres, ça change tout quand tu cherches un appartement !

La fréquence de votre accompagnement a dû évoluer depuis le mois d’août, notamment depuis le début de votre activité ?

Mon contrat d’accompagnement (de 3 mois) a été renouvelé plusieurs fois. Je viens encore une fois par semaine les lundis, jour que je consacre à l’administration de ma société. Parallèlement je reste en contact téléphonique régulier. Au moindre doute, j’appelle. Sarah est comme une conseillère, dès que j’ai une question, je prends mon téléphone, « Allo Sarah ? » Elle se renseigne puis m’oriente pour que je puisse reprendre la main. Au minimum, je suis en contact deux fois par semaine avec elle. C’est vraiment un apport précieux car sans le CoWork, j’aurais des papiers non-traités. À chaque étape, le dispositif s’adapte par rapport à mes besoins.

Comment peut-on améliorer le service ?

On a fait une réunion avec les autres coworkers et l’équipe pour identifier les besoins et optimiser l’accompagnement humain en termes de formation, d’espace de travail, d’équipement en ordinateurs et imprimantes. Moi j’ai la chance d’avoir un ordinateur, mais ce n’est pas le cas pour les autres coworkers. Les gens hébergés en foyer sont en difficulté et n’ont ni le matériel, ni l’espace pour travailler. Il
manque encore beaucoup de choses nécessaires pour vraiment aider les gens qui n’ont pas les moyens. Il nous faut aussi des modules de formations simples, par exemple je ne maîtrise pas encore Excel et Word, or j’en ai besoin pour gérer mes factures.

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui a envie de monter sa boite et qui n’ose pas car elle est en situation de précarité face au logement ?

Il faut y croire ! Ici il y a vraiment des gens qui ont du cœur avec des compétences, qui veulent nous aider. Il faut savoir prendre la main des personnes qui la tendent pour se mettre sur les bons rails et mener son projet. Vous déménagez ? N’hésitez pas à le contacter !