loader image

ALYNEA recrute 1 Médiateur.trice Numérique

Découvrez notre offre d'emploi et envoyez-nous votre candidature via le formulaire dédié.

À propos

Résumé du poste

Lieux d'exercice

Interventions sur Givors et Villeurbanne, ponctuellement sur Oullins

Typologie de contrat

CDD de 7 mois en temps complet à pourvoir fin mai 2021

Rémunération

Rémunération mensuelle brute selon convention collective « Accords CHRS-Nexem » à partir de 1842 euros (base temps plein groupe 5), + si expérience Ex : 2045 à 2153€, base temps plein avec 3 à 6 ans de reprise d’ancienneté

Offre d'emploi

Le poste en détails

Contexte & Missions

Pour le compte de la Métropole de Lyon, notre service met en œuvre un dispositif d’inclusion numérique visant à animer des espaces en accès libre et accompagner les personnes dans leur autonomie numérique sur les villes de Givors et Villeurbanne. Dans ce contexte, nous mettons en place des temps d’accès accompagné à des postes informatiques et des RDV individuels pour guider les personnes dans l’usage des outils numériques pour leurs démarches de la vie quotidienne et en vue de leur insertion professionnelle ainsi que des ateliers thématiques et des parcours de formation pour initier à l’utilisation des outils numériques. Le fil rouge est la réponse aux besoins des personnes et le développement de leur autonomie numérique. Le(la) médiateur(-trice) numérique aura pour missions :

  • D’animer les espaces numériques mis à disposition sur les territoires de Givors et Villeurbanne
  • De recevoir individuellement les bénéficiaires pour évaluer leurs besoins et les accompagner dans leurs démarches nécessitant l’utilisation des outils numériques
  • De préparer et mettre en place des ateliers thématiques et des parcours de formation
  • De communiquer sur le dispositif auprès de partenaires internes et externes
  • D’assurer le suivi administratif du dispositif (suivi de planification, suivi de réalisation) selon les exigences du financeur

Compétences requises

  • Capacité à évaluer les besoins de chaque bénéficiaire dans sa pratique des outils numériques et à individualiser les parcours
  • Capacité à développer / animer des modules de formation et des ateliers thématiques centrés sur les besoins des publics
  • Capacité à communiquer en interne et en externe et à assurer le suivi administratif du dispositif
  • Très bonne maitrise des outils numériques standards (Windows, Pack Office, interfaces digitales variées, applications, etc.)
  • Capacité relationnelle, autonomie, sens des responsabilités et rigueur indispensables
  • Bonne maîtrise des techniques de recherche d’emploi
  • La connaissance des publics FLE serait un plus.

Diplômes requis & expérience souhaitée

  • Justifier d’une pratique professionnelle en lien direct avec le poste dans l’animation, la médiation ou la formation d’au moins 2 ans auprès de publics en difficultés d’apprentissage.
  • OU être titulaire d’une certification à minima de niveau 5 (bac +2) en lien avec le poste visé (DUT MMI, Licence Communication, Titre Professionnel FPA, Licence MSE ou équivalent) incluant un premier niveau d’expérience en lien avec le public (stage pratique accepté).

Candidature

Vous souhaitez postuler ?

Formulaire de candidature

Comment nous joindre ?

Adresse (Siège Social)

53 rue Dubois-Crancé - 69600 OULINS

Téléphone

TEL : 04 78 50 16 05

Email

siege@alynea.org

Parcourir nos offres

Nos autres offres d'emploi

illustustration_femme_alynea

Madame C. et Monsieur V.

Un couple marqué par le sans-abrisme

Originaires de Picardie, ils quittent avec leurs 3 enfants leur maison d’Airaines en 2008 pour tenter leur chance en Corse puis à Lyon. Sans emploi, ils font face à des difficultés familiales avant de se trouver sans hébergement.

Souhaitant avant tout protéger leurs enfants et assurer leur scolarité, ils s’adressent au Conseil Général pour un placement provisoire. Ils sont orientés dans différents foyers dont le CHRS Carteret d’ALYNEA, mais la collectivité leur est difficile. Ils ne supportent ni la promiscuité, ni le cadre imposé. La collaboration avec les équipes est alors compliquée.
Pendant presque 3 ans, ils vont vivre dans la rue, abrités sous la bibliothèque universitaire rue Chevreul. La nuit, ils dorment en alternance afin que l’un des deux surveille leurs sacs à dos dans lesquels se trouve toute leur vie. En journée, ils fréquentent la Maison Rodolphe du Foyer Notre Dame des Sans Abri où ils déjeunent, se douchent, font leur lessive. Ici, ils sont suivis par Marc (prénom d’emprunt) assistant social avec qui ils seront en confiance.

« C’est la première personne qui nous a compris en repérant que le type d’hébergement qui nous conviendrait serait un appartement individuel. »

Dans la rue, leur santé se dégrade. Suzanne est hospitalisée plusieurs fois, sous-alimentée, alcoolisée, les articulations douloureuses. Les acteurs sociaux se mobilisent pour trouver une solution : Marc, la Maison de la Veille Sociale, le Samu Social 69, s’adressent au Préfet pour qu’un hébergement d’urgence soit débloqué. 5 mois plus tard, ils sont hébergés à l’hôtel.
Le couple poursuit son chemin dans un dispositif d’hébergement en appartement avec l’équipe de Polygônes d’ALYNEA qui considère que l’habitat est le point de départ de l’accompagnement.
Suzanne a arrêté de boire et soigne sa polyarthrite. Son compagnon, épileptique, suit son traitement. Grâce à des visites accompagnées par un médiateur et des entretiens téléphoniques réguliers, ils sont en lien avec leurs enfants.
Le prochain objectif est l’accès à un logement de droit commun : le bail serait d’abord signé entre le propriétaire et ALYNEA ; pendant cette durée déterminée, ils seraient sous-locataires et toujours accompagnés par Polygônes, avant que le bail « glisse » à leurs noms.

illustustration_homme_alynea

Monsieur B.

« Rescapé de la solitude »

Monsieur B. intègre son hébergement en appartement de coordination thérapeutique en octobre 2017. Il doit alors quitter l’hébergement mis à disposition par le centre Léon Bérard où il suit un traitement médical. Même si Monsieur B. a fui, pour des raisons politiques le Congo Kinshasa, il est débouté par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) et par la Cour nationale du droit d’asile (CNDA). Arrivé en France blessé, il apprend qu’il est gravement malade. Soutenu par l’assistante sociale de l’hôpital, il obtient un titre de séjour pour soins qui lui permet de se faire soigner et rester sur le territoire le temps nécessaire.

« Nous les Africains, on vit ensemble, on ne connait pas la solitude. Ici j’ai beaucoup souffert de l’isolement, j’étais au fond du trou. Isolé, malade, séparé de ma famille, j’avais les pires idées. »

Depuis le début de son accompagnement par Entr’Aids, il a trouvé ce dont il avait besoin, une équipe professionnelle qui se soucie des êtres humains et qui soutient moralement les personnes. Son cadre de vie lui permet également de retrouver un vivre ensemble : des relations conviviales de voisinage, le partage de petits déjeuners et de repas avec l’équipe…

« L’hôpital m’a soigné, ALYNEA m’a sauvé la vie, je suis un rescapé. »

Lors de cette rencontre, Monsieur B. est en rémission et a retrouvé du sens dans son quotidien en tant qu’agent de sécurité aux abords de l’école, et bénévole au sein de l’association Singa (mouvement citoyen international visant à créer du lien entre personnes réfugiées). Il a pu reprendre ses fréquentations à la bibliothèque, et récupérer l’appétit et le goût de vivre.

illustustration_homme_alynea

Monsieur BEN ATTIA

Sa création d’entreprise lui ouvre l’accès au logement

Qu’avez-vous pensé de la 1ère rencontre avec l’équipe du CoWork ?

Une opportunité à ne pas rater ! Je m’y suis tout de suite accroché. Je n’avais pas beaucoup de solutions et l’accompagnement proposé était pour moi un plus, surtout pour le volet administratif. J’ai senti que ça n’allait pas être une perte de temps.

Quel est votre quotidien depuis le début de votre activité ?

Je travaille 35h par semaine : du mercredi au samedi, dans le camion de livraison et le lundi je gère l’administratif (en tant qu’auto-entrepreneur je m’occupe de la facturation, de la communication, de la commercialisation). Le dimanche, je suis avec ma famille. J’ai embauché un livreur en CDD de 6 mois à mi-temps. Un comptable gère la paie, en prestation externe. Aujourd’hui, mon objectif est d’investir dans l’achat d’un camion. Pour l’instant, on tourne en location, et ça représente une perte d’argent conséquente, surtout lorsqu’on doit en louer deux (environ 2 jours par semaine).


Mon entreprise marche bien, c’est ce que je souhaitais ! Je rembourse mes mensualités pour le crédit que l’ADIE m’a accordé pour lancer mon activité. Je me dégage un bon salaire pour payer mon loyer et nourrir ma famille. Je suis très content ! J’ai trouvé un appartement F4 à Lyon 8, dans du neuf. Être patron avec des bons chiffres, ça change tout quand tu cherches un appartement !

La fréquence de votre accompagnement a dû évoluer depuis le mois d’août, notamment depuis le début de votre activité ?

Mon contrat d’accompagnement (de 3 mois) a été renouvelé plusieurs fois. Je viens encore une fois par semaine les lundis, jour que je consacre à l’administration de ma société. Parallèlement je reste en contact téléphonique régulier. Au moindre doute, j’appelle. Sarah est comme une conseillère, dès que j’ai une question, je prends mon téléphone, « Allo Sarah ? » Elle se renseigne puis m’oriente pour que je puisse reprendre la main. Au minimum, je suis en contact deux fois par semaine avec elle. C’est vraiment un apport précieux car sans le CoWork, j’aurais des papiers non-traités. À chaque étape, le dispositif s’adapte par rapport à mes besoins.

Comment peut-on améliorer le service ?

On a fait une réunion avec les autres coworkers et l’équipe pour identifier les besoins et optimiser l’accompagnement humain en termes de formation, d’espace de travail, d’équipement en ordinateurs et imprimantes. Moi j’ai la chance d’avoir un ordinateur, mais ce n’est pas le cas pour les autres coworkers. Les gens hébergés en foyer sont en difficulté et n’ont ni le matériel, ni l’espace pour travailler. Il
manque encore beaucoup de choses nécessaires pour vraiment aider les gens qui n’ont pas les moyens. Il nous faut aussi des modules de formations simples, par exemple je ne maîtrise pas encore Excel et Word, or j’en ai besoin pour gérer mes factures.

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui a envie de monter sa boite et qui n’ose pas car elle est en situation de précarité face au logement ?

Il faut y croire ! Ici il y a vraiment des gens qui ont du cœur avec des compétences, qui veulent nous aider. Il faut savoir prendre la main des personnes qui la tendent pour se mettre sur les bons rails et mener son projet. Vous déménagez ? N’hésitez pas à le contacter !