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ALYNEA recrute un.e Chef-fe de Service (F/H)

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À propos

Résumé du poste

Vous recherchez un poste de Chef.fe de Service ?
Nous vous proposons 1 CDI temps plein.

Offre d'emploi

Le poste en détails

Contexte & Missions

Sous la responsabilité du Directeur opérationnel du pôle Hébergement collectif, vous êtes garant.e de la qualité de l’accueil, du bon fonctionnement du service, de l’équipe pluridisciplinaire et de la gestion du bâti.

 

Vos missions consistent à :

  • Vous mettez en œuvre le projet du service : Garantir une prise en charge de qualité auprès des personnes, dans le respect du cadre d’intervention fixé. Vous organisez l’activité, apportez un soutien et une aide technique aux professionnels de l’équipes, favorisant une analyse critique des situations. Vous veillez à la mise en œuvre du suivi de la qualité et de l’évaluation externe et co-élaborez le nouveau projet d’établissement, le cas échéant. 
  • Vous assurez la responsabilité hiérarchique d’une équipe de 5 personnes et la coordination de celle-ci : vous organisez les missions et définissez les objectifs des membres de votre équipe, menez les entretiens annuels et professionnels, participez aux recrutements. Vous animez les différentes réunions, organisez et gérez les plannings. Vous gérez le déroulement des stages. 
  • En lien avec la direction et le siège de l’association : vous participez aux réunions, aux procédures concourant à la sécurité, à la gestion et au développement des partenaires et prestataires, ainsi qu’à la gestion courante du bâtiment. Vous êtes garant.e de la transmission des éléments d’activité au siège administratif de l’association. 
  • Vous êtes responsable de la sécurité des personnes et des biens avec le soutien du service des Moyens Généraux. 
  • Vous assurez le suivi budgétaire du service en lien avec la direction financière et rendez compte de l’activité de votre service auprès du financeur (DDETS). Vous alertez sur les problématiques repérées, formulez des propositions. 
  • Vous représentez votre service dans différentes instances et auprès des partenaires. A ce titre, vous participez aux commissions de la MVS, ainsi qu’aux instances spécifiques. Vous recevez et répondez aux sollicitations partenariales, formalisez les partenariats qui le nécessitent et animez les relations partenariales institutionnelles. Vous contribuez au développement du réseau partenarial. Vous êtes garant.e du bon fonctionnement partenarial et de l’inscription de l’équipe dans un réseau correspondant aux problématiques rencontrées. 
  • Vous êtes garant.e de la continuité de la mission d’intérêt public confiée à l’Association. Vous connaissez et prenez en compte les mutations légales et réglementaires. Assurer le lien avec les différents acteurs du dispositif de la prévention et de la protection de l’enfance. 
  • Vous êtes membre du comité de direction élargi et participez à ses différentes instances et groupes de travail thématiques. 

Le profil idéal

Qualités et compétences requises :

Professionnel engagé dans les missions qui vous sont confiées, vous êtes attentif au respect du cadre institutionnel. Attaché au travail en équipe vous êtes force de réflexion et de proposition dans les travaux liés à l’évolution du projet d’établissement.
Idéalement titulaire d’un diplôme en encadrement du travail social ou en gestion de projets sociaux, vous avez une expérience significative ayant mobilisé les compétences suivantes : 

  • Capacité à soutenir et accompagner les personnes en situation de grande exclusion, à porter le cadre de l’accompagnement dans une démarche de pouvoir d’agir.
  • Bonne connaissance des publics de CHRS, des questions d’exclusions, des questions relatives aux droit des femmes.
  • Bonne connaissance du dispositif des Services Intégrés d’Accueil et d’Orientation, du maillage institutionnel et associatif du territoire.
  • Capacité à rentrer en lien afin de développer le pouvoir d’agir des personnes.
  • Capacité à la gestion courante d’un établissement, suivi d’activité, budgétaire, bâtit.
  • Capacité de discernement, d’organisation, de planification.
  • Fortes compétences managériales, d’animation d’équipe et savoir-faire opérationnel.
  • Bonne maitrise de la gestion /développement des relations partenariales et des projets pour le service.
  • Capacité d’analyse et de synthèse, bonne expression écrite et orale
  • Adhésion au projet associatif
  • Permis B

Lieux d'exercice

Poste basé à Lyon 4 – 69 rue de Cuire.

Typologie de contrat

CDI temps plein - Astreintes 1 à 2 semaines / mois -Statut cadre – forfait jours (8,5 semaines de congés / an)

Rémunération

Salaire mensuel brut en application de la CCN CHRS – Groupe 6 ; à partir de 2521.20€ Ex : 2 750.40€ à 2826.80€, base temps plein, avec 3 à 6 ans reprise ancienneté Indemnité SEGUR.

Candidature

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Madame C. et Monsieur V.

Un couple marqué par le sans-abrisme

Originaires de Picardie, ils quittent avec leurs 3 enfants leur maison d’Airaines en 2008 pour tenter leur chance en Corse puis à Lyon. Sans emploi, ils font face à des difficultés familiales avant de se trouver sans hébergement.

Souhaitant avant tout protéger leurs enfants et assurer leur scolarité, ils s’adressent au Conseil Général pour un placement provisoire. Ils sont orientés dans différents foyers dont le CHRS Carteret d’ALYNEA, mais la collectivité leur est difficile. Ils ne supportent ni la promiscuité, ni le cadre imposé. La collaboration avec les équipes est alors compliquée.
Pendant presque 3 ans, ils vont vivre dans la rue, abrités sous la bibliothèque universitaire rue Chevreul. La nuit, ils dorment en alternance afin que l’un des deux surveille leurs sacs à dos dans lesquels se trouve toute leur vie. En journée, ils fréquentent la Maison Rodolphe du Foyer Notre Dame des Sans Abri où ils déjeunent, se douchent, font leur lessive. Ici, ils sont suivis par Marc (prénom d’emprunt) assistant social avec qui ils seront en confiance.

« C’est la première personne qui nous a compris en repérant que le type d’hébergement qui nous conviendrait serait un appartement individuel. »

Dans la rue, leur santé se dégrade. Suzanne est hospitalisée plusieurs fois, sous-alimentée, alcoolisée, les articulations douloureuses. Les acteurs sociaux se mobilisent pour trouver une solution : Marc, la Maison de la Veille Sociale, le Samu Social 69, s’adressent au Préfet pour qu’un hébergement d’urgence soit débloqué. 5 mois plus tard, ils sont hébergés à l’hôtel.
Le couple poursuit son chemin dans un dispositif d’hébergement en appartement avec l’équipe de Polygônes d’ALYNEA qui considère que l’habitat est le point de départ de l’accompagnement.
Suzanne a arrêté de boire et soigne sa polyarthrite. Son compagnon, épileptique, suit son traitement. Grâce à des visites accompagnées par un médiateur et des entretiens téléphoniques réguliers, ils sont en lien avec leurs enfants.
Le prochain objectif est l’accès à un logement de droit commun : le bail serait d’abord signé entre le propriétaire et ALYNEA ; pendant cette durée déterminée, ils seraient sous-locataires et toujours accompagnés par Polygônes, avant que le bail « glisse » à leurs noms.

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Monsieur B.

« Rescapé de la solitude »

Monsieur B. intègre son hébergement en appartement de coordination thérapeutique en octobre 2017. Il doit alors quitter l’hébergement mis à disposition par le centre Léon Bérard où il suit un traitement médical. Même si Monsieur B. a fui, pour des raisons politiques le Congo Kinshasa, il est débouté par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) et par la Cour nationale du droit d’asile (CNDA). Arrivé en France blessé, il apprend qu’il est gravement malade. Soutenu par l’assistante sociale de l’hôpital, il obtient un titre de séjour pour soins qui lui permet de se faire soigner et rester sur le territoire le temps nécessaire.

« Nous les Africains, on vit ensemble, on ne connait pas la solitude. Ici j’ai beaucoup souffert de l’isolement, j’étais au fond du trou. Isolé, malade, séparé de ma famille, j’avais les pires idées. »

Depuis le début de son accompagnement par Entr’Aids, il a trouvé ce dont il avait besoin, une équipe professionnelle qui se soucie des êtres humains et qui soutient moralement les personnes. Son cadre de vie lui permet également de retrouver un vivre ensemble : des relations conviviales de voisinage, le partage de petits déjeuners et de repas avec l’équipe…

« L’hôpital m’a soigné, ALYNEA m’a sauvé la vie, je suis un rescapé. »

Lors de cette rencontre, Monsieur B. est en rémission et a retrouvé du sens dans son quotidien en tant qu’agent de sécurité aux abords de l’école, et bénévole au sein de l’association Singa (mouvement citoyen international visant à créer du lien entre personnes réfugiées). Il a pu reprendre ses fréquentations à la bibliothèque, et récupérer l’appétit et le goût de vivre.

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Monsieur BEN ATTIA

Sa création d’entreprise lui ouvre l’accès au logement

Qu’avez-vous pensé de la 1ère rencontre avec l’équipe du CoWork ?

Une opportunité à ne pas rater ! Je m’y suis tout de suite accroché. Je n’avais pas beaucoup de solutions et l’accompagnement proposé était pour moi un plus, surtout pour le volet administratif. J’ai senti que ça n’allait pas être une perte de temps.

Quel est votre quotidien depuis le début de votre activité ?

Je travaille 35h par semaine : du mercredi au samedi, dans le camion de livraison et le lundi je gère l’administratif (en tant qu’auto-entrepreneur je m’occupe de la facturation, de la communication, de la commercialisation). Le dimanche, je suis avec ma famille. J’ai embauché un livreur en CDD de 6 mois à mi-temps. Un comptable gère la paie, en prestation externe. Aujourd’hui, mon objectif est d’investir dans l’achat d’un camion. Pour l’instant, on tourne en location, et ça représente une perte d’argent conséquente, surtout lorsqu’on doit en louer deux (environ 2 jours par semaine).


Mon entreprise marche bien, c’est ce que je souhaitais ! Je rembourse mes mensualités pour le crédit que l’ADIE m’a accordé pour lancer mon activité. Je me dégage un bon salaire pour payer mon loyer et nourrir ma famille. Je suis très content ! J’ai trouvé un appartement F4 à Lyon 8, dans du neuf. Être patron avec des bons chiffres, ça change tout quand tu cherches un appartement !

La fréquence de votre accompagnement a dû évoluer depuis le mois d’août, notamment depuis le début de votre activité ?

Mon contrat d’accompagnement (de 3 mois) a été renouvelé plusieurs fois. Je viens encore une fois par semaine les lundis, jour que je consacre à l’administration de ma société. Parallèlement je reste en contact téléphonique régulier. Au moindre doute, j’appelle. Sarah est comme une conseillère, dès que j’ai une question, je prends mon téléphone, « Allo Sarah ? » Elle se renseigne puis m’oriente pour que je puisse reprendre la main. Au minimum, je suis en contact deux fois par semaine avec elle. C’est vraiment un apport précieux car sans le CoWork, j’aurais des papiers non-traités. À chaque étape, le dispositif s’adapte par rapport à mes besoins.

Comment peut-on améliorer le service ?

On a fait une réunion avec les autres coworkers et l’équipe pour identifier les besoins et optimiser l’accompagnement humain en termes de formation, d’espace de travail, d’équipement en ordinateurs et imprimantes. Moi j’ai la chance d’avoir un ordinateur, mais ce n’est pas le cas pour les autres coworkers. Les gens hébergés en foyer sont en difficulté et n’ont ni le matériel, ni l’espace pour travailler. Il
manque encore beaucoup de choses nécessaires pour vraiment aider les gens qui n’ont pas les moyens. Il nous faut aussi des modules de formations simples, par exemple je ne maîtrise pas encore Excel et Word, or j’en ai besoin pour gérer mes factures.

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui a envie de monter sa boite et qui n’ose pas car elle est en situation de précarité face au logement ?

Il faut y croire ! Ici il y a vraiment des gens qui ont du cœur avec des compétences, qui veulent nous aider. Il faut savoir prendre la main des personnes qui la tendent pour se mettre sur les bons rails et mener son projet. Vous déménagez ? N’hésitez pas à le contacter !