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ALYNEA recrute un.e Chef.fe de service (F/H)

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À propos

Résumé du poste

Vous recherchez un poste de chef.fe de service au sein du dispositif Zone Libre ?
Nous vous proposons 1 CDD temps plein.

Offre d'emploi

Le poste en détails

Contexte & Missions

Depuis Septembre 2021, ALYNEA porte l’expérimentation « Zone Libre ». Cette expérimentation vise à proposer un habitat à 20
personnes jusqu’alors sans abri et ayant été refusé ou refusant les solutions existantes.
10 sont habitants d’un lieu vie semi-collectif et 10 habitent en logement. Ce projet repose sur le principe que le logement et
l’hébergement sont des droits, des préalables, des supports au parcours de rétablissement. Ce projet favorise l’étayage collectif
(repas, activité…). Il encourage, sans l’imposer, la participation des habitants à tous les niveaux.
Une équipe pluridisciplinaire de 5 ETP (travail social, soignant, travail pair) a en charge l’accompagnement individuel et collectif.
Il s’agit d’une expérimentation s’inscrivant dans le cadre des politiques logement d’abord, dont l’organisation se veut horizontale
et l’accompagnement orienté rétablissement. Les interventions s’inscriront dans une logique de réduction des risques et des
dommages. Cette expérimentation est évaluée en vue de sa pérennisation.

Sous la responsabilité de la Directrice Opérationnelle du Pôle Veille sociale, vous êtes garant du bon fonctionnement de
l’expérimentation Zone Libre, à ce titre :

  • Vous avez la responsabilité hiérarchique d’une équipe de 6 personnes. Vous proposez un management transversal favorisant le décloisonnement des pratiques, l’association des métiers et fonctions, la transdisciplinarité, valorisant les compétences et ressources nécessaires à la réalisation des missions du dispositif.
  • Vous soutenez l’équipe au quotidien, dans un rôle de conseil technique et êtes garant de la bonne exécution des missions. Vous favorisez une analyse critique des situations. Vous êtes garant de l’animation des réunions d’équipe et du suivi des décisions prises. Vous organisez et gérez les plannings. Vous êtes responsable du le déroulement des stages. Vous assurez les recrutements ainsi que les entretiens annuels.
  • Vous mettez en œuvre le projet du service, dans le cadre des politiques sociale en vigueur. Vous garantissez une prise en charge de qualité auprès des personnes, dans le respect des principes de l’expérimentation (logique logement d’abord, multi-référence, respect du choix, approche par les forces/réduction des risques et des dommages, ouverture sur l’extérieur, mutualisation de compétences…)
  • Vous êtes garant du bon fonctionnement de l’organisation quotidienne (mise en place et bonne utilisation d’outils adaptés la multi-référence par exemple) dans un souci d’horizontalité des processus de décisions ainsi que dans leur mise en œuvre – Vous participez à la mise en place de l’évaluation de l’expérimentation 
  • Vous êtes l’interface entre la Direction et votre équipe. Vous participez aux réunions et comités de direction élargis et rendez compte de l’activité de Zone Libre.
  • Vous êtes responsable de la sécurité des personnes (habitants et professionnels) ainsi que des biens et des bâtiments.
  • Vous êtes en charge de la gestion locative des 20 logements du projet.
  • Vous assurez le suivi budgétaire du service. 
  • Vous rendez compte de l’activité de votre service auprès des partenaires financeurs en associant systématiquement l’équipe et les habitants qui le souhaitent. 
  • Vous représentez Zone Libre auprès des partenaires conjointement à l’équipe et contribuez au développement de ce réseau partenarial. Vous participez, avec l’équipe et les habitants à la promotion des pratiques orientées rétablissement 

Le profil idéal

Qualités et compétences requises :

  • Expérience de terrain dans l’urgence sociale 
  • Appétence et expérience dans le management participatif 
  • Connaissance des approches orientées rétablissement ainsi que des outils associés 
  • Très bonnes capacités à accompagner une équipe, fédérer et associer 
  • Expérience de collaboration avec des travailleur.e.s pair.e.s souhaitée 
  • Nécessaire appétence pour soutenir la participation des habitants à tous les niveaux 
  • Capacité à représenter la structure 
  • Capacité d’adaptation 
  • Capacités relationnelles, capacités d’adaptation et de gestion de crise 
  • Bonne maitrise de la gestion /développement des relations partenariales 
  • Capacité d’organisation et de gestion administrative 
  • Capacités d’analyse, de rédaction et de synthèse

Lieux d'exercice

Poste basé à Lyon

Typologie de contrat

CDD 12 mois temps plein à pourvoir dès que possible Statut cadre – forfait jours (8,5 semaines de congés / an)

Rémunération

Rémunération selon convention collective Accords CHRS – groupe 6 A partir de 2521€ bruts/mois, 2750€ bruts/mois avec 3 ans de reprise d’ancienneté

Candidature

Vous souhaitez postuler ? Envoyez votre candidature avant le 16 novembre.

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Madame C. et Monsieur V.

Un couple marqué par le sans-abrisme

Originaires de Picardie, ils quittent avec leurs 3 enfants leur maison d’Airaines en 2008 pour tenter leur chance en Corse puis à Lyon. Sans emploi, ils font face à des difficultés familiales avant de se trouver sans hébergement.

Souhaitant avant tout protéger leurs enfants et assurer leur scolarité, ils s’adressent au Conseil Général pour un placement provisoire. Ils sont orientés dans différents foyers dont le CHRS Carteret d’ALYNEA, mais la collectivité leur est difficile. Ils ne supportent ni la promiscuité, ni le cadre imposé. La collaboration avec les équipes est alors compliquée.
Pendant presque 3 ans, ils vont vivre dans la rue, abrités sous la bibliothèque universitaire rue Chevreul. La nuit, ils dorment en alternance afin que l’un des deux surveille leurs sacs à dos dans lesquels se trouve toute leur vie. En journée, ils fréquentent la Maison Rodolphe du Foyer Notre Dame des Sans Abri où ils déjeunent, se douchent, font leur lessive. Ici, ils sont suivis par Marc (prénom d’emprunt) assistant social avec qui ils seront en confiance.

« C’est la première personne qui nous a compris en repérant que le type d’hébergement qui nous conviendrait serait un appartement individuel. »

Dans la rue, leur santé se dégrade. Suzanne est hospitalisée plusieurs fois, sous-alimentée, alcoolisée, les articulations douloureuses. Les acteurs sociaux se mobilisent pour trouver une solution : Marc, la Maison de la Veille Sociale, le Samu Social 69, s’adressent au Préfet pour qu’un hébergement d’urgence soit débloqué. 5 mois plus tard, ils sont hébergés à l’hôtel.
Le couple poursuit son chemin dans un dispositif d’hébergement en appartement avec l’équipe de Polygônes d’ALYNEA qui considère que l’habitat est le point de départ de l’accompagnement.
Suzanne a arrêté de boire et soigne sa polyarthrite. Son compagnon, épileptique, suit son traitement. Grâce à des visites accompagnées par un médiateur et des entretiens téléphoniques réguliers, ils sont en lien avec leurs enfants.
Le prochain objectif est l’accès à un logement de droit commun : le bail serait d’abord signé entre le propriétaire et ALYNEA ; pendant cette durée déterminée, ils seraient sous-locataires et toujours accompagnés par Polygônes, avant que le bail « glisse » à leurs noms.

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Monsieur B.

« Rescapé de la solitude »

Monsieur B. intègre son hébergement en appartement de coordination thérapeutique en octobre 2017. Il doit alors quitter l’hébergement mis à disposition par le centre Léon Bérard où il suit un traitement médical. Même si Monsieur B. a fui, pour des raisons politiques le Congo Kinshasa, il est débouté par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) et par la Cour nationale du droit d’asile (CNDA). Arrivé en France blessé, il apprend qu’il est gravement malade. Soutenu par l’assistante sociale de l’hôpital, il obtient un titre de séjour pour soins qui lui permet de se faire soigner et rester sur le territoire le temps nécessaire.

« Nous les Africains, on vit ensemble, on ne connait pas la solitude. Ici j’ai beaucoup souffert de l’isolement, j’étais au fond du trou. Isolé, malade, séparé de ma famille, j’avais les pires idées. »

Depuis le début de son accompagnement par Entr’Aids, il a trouvé ce dont il avait besoin, une équipe professionnelle qui se soucie des êtres humains et qui soutient moralement les personnes. Son cadre de vie lui permet également de retrouver un vivre ensemble : des relations conviviales de voisinage, le partage de petits déjeuners et de repas avec l’équipe…

« L’hôpital m’a soigné, ALYNEA m’a sauvé la vie, je suis un rescapé. »

Lors de cette rencontre, Monsieur B. est en rémission et a retrouvé du sens dans son quotidien en tant qu’agent de sécurité aux abords de l’école, et bénévole au sein de l’association Singa (mouvement citoyen international visant à créer du lien entre personnes réfugiées). Il a pu reprendre ses fréquentations à la bibliothèque, et récupérer l’appétit et le goût de vivre.

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Monsieur BEN ATTIA

Sa création d’entreprise lui ouvre l’accès au logement

Qu’avez-vous pensé de la 1ère rencontre avec l’équipe du CoWork ?

Une opportunité à ne pas rater ! Je m’y suis tout de suite accroché. Je n’avais pas beaucoup de solutions et l’accompagnement proposé était pour moi un plus, surtout pour le volet administratif. J’ai senti que ça n’allait pas être une perte de temps.

Quel est votre quotidien depuis le début de votre activité ?

Je travaille 35h par semaine : du mercredi au samedi, dans le camion de livraison et le lundi je gère l’administratif (en tant qu’auto-entrepreneur je m’occupe de la facturation, de la communication, de la commercialisation). Le dimanche, je suis avec ma famille. J’ai embauché un livreur en CDD de 6 mois à mi-temps. Un comptable gère la paie, en prestation externe. Aujourd’hui, mon objectif est d’investir dans l’achat d’un camion. Pour l’instant, on tourne en location, et ça représente une perte d’argent conséquente, surtout lorsqu’on doit en louer deux (environ 2 jours par semaine).


Mon entreprise marche bien, c’est ce que je souhaitais ! Je rembourse mes mensualités pour le crédit que l’ADIE m’a accordé pour lancer mon activité. Je me dégage un bon salaire pour payer mon loyer et nourrir ma famille. Je suis très content ! J’ai trouvé un appartement F4 à Lyon 8, dans du neuf. Être patron avec des bons chiffres, ça change tout quand tu cherches un appartement !

La fréquence de votre accompagnement a dû évoluer depuis le mois d’août, notamment depuis le début de votre activité ?

Mon contrat d’accompagnement (de 3 mois) a été renouvelé plusieurs fois. Je viens encore une fois par semaine les lundis, jour que je consacre à l’administration de ma société. Parallèlement je reste en contact téléphonique régulier. Au moindre doute, j’appelle. Sarah est comme une conseillère, dès que j’ai une question, je prends mon téléphone, « Allo Sarah ? » Elle se renseigne puis m’oriente pour que je puisse reprendre la main. Au minimum, je suis en contact deux fois par semaine avec elle. C’est vraiment un apport précieux car sans le CoWork, j’aurais des papiers non-traités. À chaque étape, le dispositif s’adapte par rapport à mes besoins.

Comment peut-on améliorer le service ?

On a fait une réunion avec les autres coworkers et l’équipe pour identifier les besoins et optimiser l’accompagnement humain en termes de formation, d’espace de travail, d’équipement en ordinateurs et imprimantes. Moi j’ai la chance d’avoir un ordinateur, mais ce n’est pas le cas pour les autres coworkers. Les gens hébergés en foyer sont en difficulté et n’ont ni le matériel, ni l’espace pour travailler. Il
manque encore beaucoup de choses nécessaires pour vraiment aider les gens qui n’ont pas les moyens. Il nous faut aussi des modules de formations simples, par exemple je ne maîtrise pas encore Excel et Word, or j’en ai besoin pour gérer mes factures.

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui a envie de monter sa boite et qui n’ose pas car elle est en situation de précarité face au logement ?

Il faut y croire ! Ici il y a vraiment des gens qui ont du cœur avec des compétences, qui veulent nous aider. Il faut savoir prendre la main des personnes qui la tendent pour se mettre sur les bons rails et mener son projet. Vous déménagez ? N’hésitez pas à le contacter !