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ALYNEA recrute Un.e Psychologue

24/08/2021

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CARACTÉRISTIQUES DU POSTE 

  • CDI temps partiel (0,3 ETP – 1,5 jours/semaine)
  • Lieu de travail : Lyon Perrache
  • Rémunération mensuelle brute selon convention collective Accords CHRS-Nexem à partir de 2508€ en base temps plein – Ex : 2736 € à 2812€, base temps plein avec 3 à 5 ans de reprise d’ancienneté
  • Poste à pourvoir à partir du 01/09/2021

Merci d’adresser votre candidature (CV + lettre de motivation) à l’attention de Mme BREYSSE : v.breysse@alynea.org

ALYNEA recrute pour son centre d’accueil mères et enfants l’AUVENT : Un.e Psychologue

L’Auvent est un foyer relevant de la protection de l’enfance, accueillant 29 personnes (mères et enfants).
Il se décline sous la forme d’un hébergement collectif et partagé, auquel s’ajoute un appartement hors les murs, en collocation.
L’accompagnement éducatif et social porte sur le soutien de femmes enceintes éprouvant des difficultés dans l’accès à leur « maternalité », et/ou, avec enfants de moins de 3 ans.
L’hébergement est proposé sous forme d’unités familiales favorisant les interactions et proposant un étayage soutenu autour de la parentalité
L’orientation des familles se fait en lien avec les maisons de la métropole, et plus particulièrement via les services de l’enfance de secteur.

La finalité du poste :

La finalité du poste est de faciliter l’accès aux soins des personnes exprimant leur souffrance et ne formulant pas de demande de soin. Elle s’appuie sur des actions de prévention en santé mentale dans le cadre de la prévention et protection de l’enfance.

MISSIONS PRINCIPALES

Auprès des résidents :

  • Evaluer les besoins des résidentes et de leurs enfants ainsi que de leurs potentialités
  • Apporter un soutien et un suivi auprès de l’enfant et de sa mère
  • Possibilité de recevoir les résidentes et leurs enfants pour des consultations cliniques, à la demande spontanée, ou dans le cadre d’un suivi

Avec l’équipe pluridisciplinaire :

  • Contribuer à l’analyse et à la réflexion clinique autour des résidentes et de leurs enfants dans le but d’améliorer leur prise en charge médico-psycho-sociale
  • Être force de proposition et capable de déployer un suivi auprès de réseaux spécialisés
  • Apporter l’expertise de psychologue dans l’élaboration du projet personnalisé de la résidente ainsi que du projet personnalisé de l’enfant
  • Participer aux réunions d’équipe

Participation réflexive et constructive au projet de service :

  • Participer aux ateliers et travaux pour réaliser/consolider le projet de service
  • En lien avec les besoins identifiés, proposer des activités collectives et les mètres oeuvre
  • Au besoin, participer aux actions collectives portées par d’autres membres de l’équipe éducative
  • Réaliser un rapport de ses activités avec des données qualitatives et quantitatives
  • Participer aux actions de formation nécessaires à l’accomplissement des missions de prévention/protection de l’enfance
  • Prendre en charge, l’accompagnement et le suivi de stagiaires psychologues, et ce, dans le cadre définit par le service et en lien avec la cheffe de service

QUALITÉS ET COMPÉTENCES REQUISES

Titulaire d’un master de psychologue clinicien, vous avez idéalement une expérience en secteur médico-social

Capacités

  • Capacité d’analyse, de discernement, d’écoute et de pédagogie
  • Capacité professionnelle à travailler avec des personnes dont les parcours de vie sont complexes et éprouvants
  • Capacité à coopérer en équipe pluri-professionnelle en apportant des propositions constructives
  • Capacité de structuration et d’analyse de son activité
  • Permettre la médiatisation dans les situations où la communication équipe/ résidente est difficile
  • Actualisation permanente des connaissances, travail sur son implication personnelle
  • Capacité à mener des entretiens individuels

Connaissances

  • Connaissance en en psychologie clinique, en psychopathologie, psychologie de l’enfant
  • Connaissance du champ institutionnelle et de sa groupalité psychique
  • Connaissance du secteur de la protection de l’enfance et de ses acteurs
  • Connaissance en gestion du traumatisme psychologique

LES MOYENS ET OUTILS

  • Bureau partagé avec l’équipe + salle d’entretien
  • Matériel bureautique

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Madame C. et Monsieur V.

Un couple marqué par le sans-abrisme

Originaires de Picardie, ils quittent avec leurs 3 enfants leur maison d’Airaines en 2008 pour tenter leur chance en Corse puis à Lyon. Sans emploi, ils font face à des difficultés familiales avant de se trouver sans hébergement.

Souhaitant avant tout protéger leurs enfants et assurer leur scolarité, ils s’adressent au Conseil Général pour un placement provisoire. Ils sont orientés dans différents foyers dont le CHRS Carteret d’ALYNEA, mais la collectivité leur est difficile. Ils ne supportent ni la promiscuité, ni le cadre imposé. La collaboration avec les équipes est alors compliquée.
Pendant presque 3 ans, ils vont vivre dans la rue, abrités sous la bibliothèque universitaire rue Chevreul. La nuit, ils dorment en alternance afin que l’un des deux surveille leurs sacs à dos dans lesquels se trouve toute leur vie. En journée, ils fréquentent la Maison Rodolphe du Foyer Notre Dame des Sans Abri où ils déjeunent, se douchent, font leur lessive. Ici, ils sont suivis par Marc (prénom d’emprunt) assistant social avec qui ils seront en confiance.

« C’est la première personne qui nous a compris en repérant que le type d’hébergement qui nous conviendrait serait un appartement individuel. »

Dans la rue, leur santé se dégrade. Suzanne est hospitalisée plusieurs fois, sous-alimentée, alcoolisée, les articulations douloureuses. Les acteurs sociaux se mobilisent pour trouver une solution : Marc, la Maison de la Veille Sociale, le Samu Social 69, s’adressent au Préfet pour qu’un hébergement d’urgence soit débloqué. 5 mois plus tard, ils sont hébergés à l’hôtel.
Le couple poursuit son chemin dans un dispositif d’hébergement en appartement avec l’équipe de Polygônes d’ALYNEA qui considère que l’habitat est le point de départ de l’accompagnement.
Suzanne a arrêté de boire et soigne sa polyarthrite. Son compagnon, épileptique, suit son traitement. Grâce à des visites accompagnées par un médiateur et des entretiens téléphoniques réguliers, ils sont en lien avec leurs enfants.
Le prochain objectif est l’accès à un logement de droit commun : le bail serait d’abord signé entre le propriétaire et ALYNEA ; pendant cette durée déterminée, ils seraient sous-locataires et toujours accompagnés par Polygônes, avant que le bail « glisse » à leurs noms.

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Monsieur B.

« Rescapé de la solitude »

Monsieur B. intègre son hébergement en appartement de coordination thérapeutique en octobre 2017. Il doit alors quitter l’hébergement mis à disposition par le centre Léon Bérard où il suit un traitement médical. Même si Monsieur B. a fui, pour des raisons politiques le Congo Kinshasa, il est débouté par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) et par la Cour nationale du droit d’asile (CNDA). Arrivé en France blessé, il apprend qu’il est gravement malade. Soutenu par l’assistante sociale de l’hôpital, il obtient un titre de séjour pour soins qui lui permet de se faire soigner et rester sur le territoire le temps nécessaire.

« Nous les Africains, on vit ensemble, on ne connait pas la solitude. Ici j’ai beaucoup souffert de l’isolement, j’étais au fond du trou. Isolé, malade, séparé de ma famille, j’avais les pires idées. »

Depuis le début de son accompagnement par Entr’Aids, il a trouvé ce dont il avait besoin, une équipe professionnelle qui se soucie des êtres humains et qui soutient moralement les personnes. Son cadre de vie lui permet également de retrouver un vivre ensemble : des relations conviviales de voisinage, le partage de petits déjeuners et de repas avec l’équipe…

« L’hôpital m’a soigné, ALYNEA m’a sauvé la vie, je suis un rescapé. »

Lors de cette rencontre, Monsieur B. est en rémission et a retrouvé du sens dans son quotidien en tant qu’agent de sécurité aux abords de l’école, et bénévole au sein de l’association Singa (mouvement citoyen international visant à créer du lien entre personnes réfugiées). Il a pu reprendre ses fréquentations à la bibliothèque, et récupérer l’appétit et le goût de vivre.

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Monsieur BEN ATTIA

Sa création d’entreprise lui ouvre l’accès au logement

Qu’avez-vous pensé de la 1ère rencontre avec l’équipe du CoWork ?

Une opportunité à ne pas rater ! Je m’y suis tout de suite accroché. Je n’avais pas beaucoup de solutions et l’accompagnement proposé était pour moi un plus, surtout pour le volet administratif. J’ai senti que ça n’allait pas être une perte de temps.

Quel est votre quotidien depuis le début de votre activité ?

Je travaille 35h par semaine : du mercredi au samedi, dans le camion de livraison et le lundi je gère l’administratif (en tant qu’auto-entrepreneur je m’occupe de la facturation, de la communication, de la commercialisation). Le dimanche, je suis avec ma famille. J’ai embauché un livreur en CDD de 6 mois à mi-temps. Un comptable gère la paie, en prestation externe. Aujourd’hui, mon objectif est d’investir dans l’achat d’un camion. Pour l’instant, on tourne en location, et ça représente une perte d’argent conséquente, surtout lorsqu’on doit en louer deux (environ 2 jours par semaine).


Mon entreprise marche bien, c’est ce que je souhaitais ! Je rembourse mes mensualités pour le crédit que l’ADIE m’a accordé pour lancer mon activité. Je me dégage un bon salaire pour payer mon loyer et nourrir ma famille. Je suis très content ! J’ai trouvé un appartement F4 à Lyon 8, dans du neuf. Être patron avec des bons chiffres, ça change tout quand tu cherches un appartement !

La fréquence de votre accompagnement a dû évoluer depuis le mois d’août, notamment depuis le début de votre activité ?

Mon contrat d’accompagnement (de 3 mois) a été renouvelé plusieurs fois. Je viens encore une fois par semaine les lundis, jour que je consacre à l’administration de ma société. Parallèlement je reste en contact téléphonique régulier. Au moindre doute, j’appelle. Sarah est comme une conseillère, dès que j’ai une question, je prends mon téléphone, « Allo Sarah ? » Elle se renseigne puis m’oriente pour que je puisse reprendre la main. Au minimum, je suis en contact deux fois par semaine avec elle. C’est vraiment un apport précieux car sans le CoWork, j’aurais des papiers non-traités. À chaque étape, le dispositif s’adapte par rapport à mes besoins.

Comment peut-on améliorer le service ?

On a fait une réunion avec les autres coworkers et l’équipe pour identifier les besoins et optimiser l’accompagnement humain en termes de formation, d’espace de travail, d’équipement en ordinateurs et imprimantes. Moi j’ai la chance d’avoir un ordinateur, mais ce n’est pas le cas pour les autres coworkers. Les gens hébergés en foyer sont en difficulté et n’ont ni le matériel, ni l’espace pour travailler. Il
manque encore beaucoup de choses nécessaires pour vraiment aider les gens qui n’ont pas les moyens. Il nous faut aussi des modules de formations simples, par exemple je ne maîtrise pas encore Excel et Word, or j’en ai besoin pour gérer mes factures.

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui a envie de monter sa boite et qui n’ose pas car elle est en situation de précarité face au logement ?

Il faut y croire ! Ici il y a vraiment des gens qui ont du cœur avec des compétences, qui veulent nous aider. Il faut savoir prendre la main des personnes qui la tendent pour se mettre sur les bons rails et mener son projet. Vous déménagez ? N’hésitez pas à le contacter !