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ALYNEA recrute un.e Référent.e Socio-éducatif.ve – Enfance / parentalité (F/H)

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À propos

Résumé du poste

Vous recherchez un poste de Référent.e Socio-éducatif.ve - Enfance / Parentalité ?
Nous vous proposons 1 CDI temps plein.

Offre d'emploi

Le poste en détails

Contexte & Missions

La vie de château c’est accueillir dignement, au-delà d’offrir un simple toit ! 

Dans le cadre de l’occupation temporaire du site de Château Gaillard – projet multi-facettes, multi-acteurs et ouvert sur le quartier – ALYNEA propose une solution globale d’accueil de publics en situation de vulnérabilité. Nous nous donnons comme ambition d’accueillir sur un même site plusieurs projets : 

 – Une expérimentation d’un centre parental permettant aux jeunes parents ou futurs parents, confrontés à de multiples difficultés,
d’accueillir leur bébé, dans une optique de prévention précoce et de les soutenir dans leur désir d’élever ensemble leur enfant. 

– Le dispositif Halte des femmes visant à accueillir en pré-post Maternité toute mère sans solution de logement (25 ménages femme
+ nourrisson) en incluant autant que possible les pères des nouveaux nés. 

– Un dispositif dédié à l’accueil des femmes sans enfants en rupture de logement afin d’éviter une chronicisation de leur situation de
rue (10 places) 

– Enfin, le projet réserve 28 places de CHRS Urgence à des publics en accueil inconditionnel

 

Vos missions :

Accompagnement / Prévention 

  • Instaurer la relation et accompagner le jeune enfant en coopération avec sa famille et dans son environnement social.
  • Observer l’évolution des enfants, repérer les difficultés et échanger des informations avec les parents et l’équipe.
  • Favoriser l’expression des liens familiaux en soutenant la fonction parentale.
  • Diagnostiquer et participer en équipe à la construction du volet parentalité/bien être de l’enfant du Projet Personnalisé.
  • Contribuer à une démarche préventive précoce autours des premiers liens d’attachement (pré-natal, post-natal et dans le quotidien).
  • Avoir un regard de prévention sur la maltraitance infantile.
  • Travailler en lien avec l’équipe les questions de conjugalité sous l’angle de leur impact sur l’enfant.
  • Être référente sociale spécifique des deux ménages accueillis dans le cadre de l’expérimentation centre parental.

La coordination 


  • Participer avec la CDS ou par délégation aux commissions AME.

  • Être l’interlocuteur/interlocutrice référent.e pour les partenaires de la protection de l’enfance.
  • Travailler avec l’équipe pluridisciplinaire à la construction de temps individuels et collectifs en lien avec le projet de la famille. 
  • Soutenir, en lien avec la TISF le réseau partenarial autour de la petite enfance déjà présent et le développer.
  • En lien avec la TISF, organiser et animer les activités éducatives afin de favoriser l’éveil et le développement de l’enfant selon les choix pédagogiques de la structure (pouponnière), les règles d’hygiène et de sécurité et le projet d’établissement.

      Appui spécifique / expérimentation
      • Apporter un appui spécifique à l’équipe pluridisciplinaire sur le volet prévention protection de l’enfance / parentalité.
      • Entretenir et développer les outils d’observations et de transmissions des informations sur la situation de l’enfant et des parents. 
      • En fonction des besoins, construire les écrits spécifiques (synthèses, IP) sur la base de ses observations et constat de l’équipe, les expliciter auprès de la famille.
      • Préparer et participer aux commission enfance pour les ménages concernés.
      • Porter, avec la Cheffe de service le suivi et l’évaluation de l’expérimentation centre parental.

      Le profil idéal

      Qualités et compétences requises :

      Diplômé-e en tant qu’Educateur-trice de Jeunes enfants ou/ Educateur-trice spécialisé-e, ayant une expérience réussie dans des fonctions d’accompagnement de la fonction parentale en prévention et protection de l’enfance, vous êtes doté-e des compétences et qualités suivantes : 

      • Forte capacité d’adaptation.
      • Capacité de prise de recul.
      • Observer et accompagner le comportement/ développement de l’enfant.
      • Savoir établir une relation de qualité en fonction des capacités et des potentialités des personnes accueillies.
      • Savoir transmettre, rendre compte de ses observations.
      • Connaître et reconnaître l’impact des violences conjugales sur la santé et la sécurité des enfants.
      • Avoir une approche orientée besoins de l’enfant.
      • Aptitude certaine au travail d’équipe.
      • Avoir un intérêt marqué pour la démarche de centre parental et l’accueil de la triade père-mère-enfant.
      • Avoir de l’intérêt pour des personnes aux problématiques diverses : troubles affectifs, troubles de l’addiction, troubles somatiques et psychiques, carences dans le lien, parcours de ruptures, parcours migratoire.
      • Savoir mettre en perspective les compétences et capacités parentales comme support de la relation.
      • Capacités rédactionnelles et maitrise des outils bureautiques (Word, Excel…).
      • Le permis B est un plus.

      Lieux d'exercice

      CHR Halte des Femmes - Villeurbanne

      Typologie de contrat

      CDI temps plein
      Horaires de travail : du lundi au vendredi – amplitude horaire 9h / 21h - Quelques weekend possibles dans l’année.

      Rémunération

      Rémunération mensuelle brute selon CCN CHRS (base groupe V et selon ancienneté).
      A partir de 1905.63€ Ex : 2115.93€ à 2317.65€ avec 3 à 7 ans de reprise d’ancienneté + Indemnité SEGUR

      Candidature

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      illustustration_femme_alynea

      Madame C. et Monsieur V.

      Un couple marqué par le sans-abrisme

      Originaires de Picardie, ils quittent avec leurs 3 enfants leur maison d’Airaines en 2008 pour tenter leur chance en Corse puis à Lyon. Sans emploi, ils font face à des difficultés familiales avant de se trouver sans hébergement.

      Souhaitant avant tout protéger leurs enfants et assurer leur scolarité, ils s’adressent au Conseil Général pour un placement provisoire. Ils sont orientés dans différents foyers dont le CHRS Carteret d’ALYNEA, mais la collectivité leur est difficile. Ils ne supportent ni la promiscuité, ni le cadre imposé. La collaboration avec les équipes est alors compliquée.
      Pendant presque 3 ans, ils vont vivre dans la rue, abrités sous la bibliothèque universitaire rue Chevreul. La nuit, ils dorment en alternance afin que l’un des deux surveille leurs sacs à dos dans lesquels se trouve toute leur vie. En journée, ils fréquentent la Maison Rodolphe du Foyer Notre Dame des Sans Abri où ils déjeunent, se douchent, font leur lessive. Ici, ils sont suivis par Marc (prénom d’emprunt) assistant social avec qui ils seront en confiance.

      « C’est la première personne qui nous a compris en repérant que le type d’hébergement qui nous conviendrait serait un appartement individuel. »

      Dans la rue, leur santé se dégrade. Suzanne est hospitalisée plusieurs fois, sous-alimentée, alcoolisée, les articulations douloureuses. Les acteurs sociaux se mobilisent pour trouver une solution : Marc, la Maison de la Veille Sociale, le Samu Social 69, s’adressent au Préfet pour qu’un hébergement d’urgence soit débloqué. 5 mois plus tard, ils sont hébergés à l’hôtel.
      Le couple poursuit son chemin dans un dispositif d’hébergement en appartement avec l’équipe de Polygônes d’ALYNEA qui considère que l’habitat est le point de départ de l’accompagnement.
      Suzanne a arrêté de boire et soigne sa polyarthrite. Son compagnon, épileptique, suit son traitement. Grâce à des visites accompagnées par un médiateur et des entretiens téléphoniques réguliers, ils sont en lien avec leurs enfants.
      Le prochain objectif est l’accès à un logement de droit commun : le bail serait d’abord signé entre le propriétaire et ALYNEA ; pendant cette durée déterminée, ils seraient sous-locataires et toujours accompagnés par Polygônes, avant que le bail « glisse » à leurs noms.

      illustustration_homme_alynea

      Monsieur B.

      « Rescapé de la solitude »

      Monsieur B. intègre son hébergement en appartement de coordination thérapeutique en octobre 2017. Il doit alors quitter l’hébergement mis à disposition par le centre Léon Bérard où il suit un traitement médical. Même si Monsieur B. a fui, pour des raisons politiques le Congo Kinshasa, il est débouté par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) et par la Cour nationale du droit d’asile (CNDA). Arrivé en France blessé, il apprend qu’il est gravement malade. Soutenu par l’assistante sociale de l’hôpital, il obtient un titre de séjour pour soins qui lui permet de se faire soigner et rester sur le territoire le temps nécessaire.

      « Nous les Africains, on vit ensemble, on ne connait pas la solitude. Ici j’ai beaucoup souffert de l’isolement, j’étais au fond du trou. Isolé, malade, séparé de ma famille, j’avais les pires idées. »

      Depuis le début de son accompagnement par Entr’Aids, il a trouvé ce dont il avait besoin, une équipe professionnelle qui se soucie des êtres humains et qui soutient moralement les personnes. Son cadre de vie lui permet également de retrouver un vivre ensemble : des relations conviviales de voisinage, le partage de petits déjeuners et de repas avec l’équipe…

      « L’hôpital m’a soigné, ALYNEA m’a sauvé la vie, je suis un rescapé. »

      Lors de cette rencontre, Monsieur B. est en rémission et a retrouvé du sens dans son quotidien en tant qu’agent de sécurité aux abords de l’école, et bénévole au sein de l’association Singa (mouvement citoyen international visant à créer du lien entre personnes réfugiées). Il a pu reprendre ses fréquentations à la bibliothèque, et récupérer l’appétit et le goût de vivre.

      illustustration_homme_alynea

      Monsieur BEN ATTIA

      Sa création d’entreprise lui ouvre l’accès au logement

      Qu’avez-vous pensé de la 1ère rencontre avec l’équipe du CoWork ?

      Une opportunité à ne pas rater ! Je m’y suis tout de suite accroché. Je n’avais pas beaucoup de solutions et l’accompagnement proposé était pour moi un plus, surtout pour le volet administratif. J’ai senti que ça n’allait pas être une perte de temps.

      Quel est votre quotidien depuis le début de votre activité ?

      Je travaille 35h par semaine : du mercredi au samedi, dans le camion de livraison et le lundi je gère l’administratif (en tant qu’auto-entrepreneur je m’occupe de la facturation, de la communication, de la commercialisation). Le dimanche, je suis avec ma famille. J’ai embauché un livreur en CDD de 6 mois à mi-temps. Un comptable gère la paie, en prestation externe. Aujourd’hui, mon objectif est d’investir dans l’achat d’un camion. Pour l’instant, on tourne en location, et ça représente une perte d’argent conséquente, surtout lorsqu’on doit en louer deux (environ 2 jours par semaine).


      Mon entreprise marche bien, c’est ce que je souhaitais ! Je rembourse mes mensualités pour le crédit que l’ADIE m’a accordé pour lancer mon activité. Je me dégage un bon salaire pour payer mon loyer et nourrir ma famille. Je suis très content ! J’ai trouvé un appartement F4 à Lyon 8, dans du neuf. Être patron avec des bons chiffres, ça change tout quand tu cherches un appartement !

      La fréquence de votre accompagnement a dû évoluer depuis le mois d’août, notamment depuis le début de votre activité ?

      Mon contrat d’accompagnement (de 3 mois) a été renouvelé plusieurs fois. Je viens encore une fois par semaine les lundis, jour que je consacre à l’administration de ma société. Parallèlement je reste en contact téléphonique régulier. Au moindre doute, j’appelle. Sarah est comme une conseillère, dès que j’ai une question, je prends mon téléphone, « Allo Sarah ? » Elle se renseigne puis m’oriente pour que je puisse reprendre la main. Au minimum, je suis en contact deux fois par semaine avec elle. C’est vraiment un apport précieux car sans le CoWork, j’aurais des papiers non-traités. À chaque étape, le dispositif s’adapte par rapport à mes besoins.

      Comment peut-on améliorer le service ?

      On a fait une réunion avec les autres coworkers et l’équipe pour identifier les besoins et optimiser l’accompagnement humain en termes de formation, d’espace de travail, d’équipement en ordinateurs et imprimantes. Moi j’ai la chance d’avoir un ordinateur, mais ce n’est pas le cas pour les autres coworkers. Les gens hébergés en foyer sont en difficulté et n’ont ni le matériel, ni l’espace pour travailler. Il
      manque encore beaucoup de choses nécessaires pour vraiment aider les gens qui n’ont pas les moyens. Il nous faut aussi des modules de formations simples, par exemple je ne maîtrise pas encore Excel et Word, or j’en ai besoin pour gérer mes factures.

      Quel conseil donneriez-vous à une personne qui a envie de monter sa boite et qui n’ose pas car elle est en situation de précarité face au logement ?

      Il faut y croire ! Ici il y a vraiment des gens qui ont du cœur avec des compétences, qui veulent nous aider. Il faut savoir prendre la main des personnes qui la tendent pour se mettre sur les bons rails et mener son projet. Vous déménagez ? N’hésitez pas à le contacter !