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Urgence Sociale

Aller vers les personnes sans abri pour les orienter vers les services adaptés à leur situation médicale, psychique et sociale.

L’urgence sociale propose des services de 1ère ligne (Samu Social, Maraudes Jeunes, Zone libre, SOS Voyageurs) avec une pratique de l’aller vers ou un accueil inconditionnel.

Chiffres clés

Le pôle en chiffres

+ 0
Personnes accompagnées
0
Personnes salariées
0
Bénévoles

Samu Social

Le Samu Social 69

Proposer une intervention, à la rue, auprès des personnes sans abri qui ne sollicitent pas les structures existantes.

Public et secteur

Personnes sans domicile en situation d’errance.
Notre secteur d'intervention se situe dans l'agglomération lyonnaise.

Fonctionnement

Toute l’année :
7j/7 de 9h à 12h30 et de 13h30 à 19h.
En période hivernale :
7j/7 de 9h à 19h et les nuits de 19h à 1h30.

L'équipe

Toute l’année :
1 cheffe de service
10 travailleur.euse.s sociaux.ales
En période hivernale :
1 coordinateur jour / nuit
4 infirmier.ère.s
4 travailleur.euse.s sociaux.ales

Nos missions

Missions & interventions

Nos missions

Modalités d'intervention

Maraude

La maraude jeunes

Renforcer les actions dans la rue auprès des jeunes sans-abri qui ne sollicitent pas les institutions.

Modèle hybride, entre Samu Social, centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues

(CARRUD) mobile, équipe de prévention spécialisée en direction des 16-25 ans qui vivent dans la rue ou en squat sollicitant peu ou pas les dispositifs de droit commun.

 

#Innovation et expérimentation sociales

Public et secteur

Jeunes de 16 à 25 ans (possibilité auprès des 25-30 ans) vivant à la rue (ou en squat)
Métropole de Lyon

Fonctionnement

Toute l’année :
5 jours sur 7
2 soirées par semaine

L'équipe

Toute l’année :
L’équipe inter partenariale spécialisée
1 intervenant en réduction des risques du CAARUD RuptureS
2 intervenants sociaux pairs

Nos missions

Missions & interventions

Nos missions

Modalités d'intervention

Nos partenaires

Nos financeurs & partenaire

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Zone Libre

Zone Libre

Offrir un autre droit à habiter en dessinant avec les personnes au long parcours de rue, le logement dans lequel elles s’imaginent s’ancrer.

Public et secteur

Personnes qui n’arrivent plus à envisager habiter dans un lieu, à force d’exclusions ou de refus d’admission.
Orientation : Samu Social 69 et associations partenaires de la veille sociale.
Villeurbanne

Fonctionnement

Mode d’hébergement : 10 studios modulaires pour des personnes qui ont envie d’investir un lieu de vie «semi collectif» sur un même site à Villeurbanne.
10 solutions alternatives à trouver pour des personnes qui ont une idée arrêtée du type d’habitat qu’elles souhaitent.

L'équipe

Toute l’année :
Travailleurs pairs
Intervenant social
Infirmiers
Coordinatrice
L’équipe en lien avec les partenaires s’investit avec les personnes concernées à la recherche du logement de leur choix.

Nos missions

Missions & philosophie

Philosophie

La souffrance de l’être humain peut provenir du sentiment d’impuissance, de ne pas avoir prise sur ce qui est important pour lui.

Le pari de ce projet est de permettre la mise en mouvement des personnes à partir de ce qui est important pour elles.

L’habitat n’est donc pas pensé comme une fin, mais comme un moyen pour participer au rétablissement des personnes en grande fragilité

Par mise en mouvement on peut entendre aller s’acheter un jean, ouvrir des droits, reprendre des soins, recontacter sa famille… Les expériences réussies donnent confiance aux personnes, en leur capacité à agir et les aide à préciser leurs choix en termes d’habitat pérennes

Nos missions & objectifs

Nos partenaires

Nos financeurs

SOS Voyageurs

SOS Voyageurs

Situé en gare de Lyon Part Dieu, SOS VOYAGEURS accueille, écoute et oriente toute les personnes, voyageur ou non, en difficultés personnelles dans la gare de Lyon Part-Dieu.
L’équipe est entièrement bénévole.

C’est à la fin du 19ème siècle que les 1ers services d’accueil en gare apparaissent, lors du développement du chemin de fer et de l’essor industriel entrainant l’exode rural. Leur objectif est alors la « protection de la jeune fille ». Au fil du temps, le public se diversifie et l’antenne lyonnaise est rattachée à l’association ALYNEA, tout en restant en lien permanent avec les services de la SCNF selon qui les bénévoles « apportent un supplément d’âme « aux personnes parfois désorientées ».

Aujourd’hui SOS Voyageurs apporte son aide

  • des personnes en grande détresse physique, psychique ou sans-abri, qui sont le plus souvent prises en charge ensuite par les services de secours (pompiers, SAMU, Samu social 69)

Mais aussi

  • des personnes âgées à se repérer et trouver le quai de leur train,
  • des parents à qui l’on peut proposer une table à langer, un four à micro-ondes,
  • des touristes en quête de lieux à visiter ou tout simplement de l’adresse de leur hôtel.

SOS Voyageurs Lyon est rattaché à la Fédération des SOS Voyageurs de France présente dans dix gares en France, mais également en Europe.

Les horaires :

  • Lundi à vendredi 10h-18h
  • Samedi 10h-14h
  • Fermeture le dimanche

Nos partenaires

Nos financeurs

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Madame C. et Monsieur V.

Un couple marqué par le sans-abrisme

Originaires de Picardie, ils quittent avec leurs 3 enfants leur maison d’Airaines en 2008 pour tenter leur chance en Corse puis à Lyon. Sans emploi, ils font face à des difficultés familiales avant de se trouver sans hébergement.

Souhaitant avant tout protéger leurs enfants et assurer leur scolarité, ils s’adressent au Conseil Général pour un placement provisoire. Ils sont orientés dans différents foyers dont le CHRS Carteret d’ALYNEA, mais la collectivité leur est difficile. Ils ne supportent ni la promiscuité, ni le cadre imposé. La collaboration avec les équipes est alors compliquée.
Pendant presque 3 ans, ils vont vivre dans la rue, abrités sous la bibliothèque universitaire rue Chevreul. La nuit, ils dorment en alternance afin que l’un des deux surveille leurs sacs à dos dans lesquels se trouve toute leur vie. En journée, ils fréquentent la Maison Rodolphe du Foyer Notre Dame des Sans Abri où ils déjeunent, se douchent, font leur lessive. Ici, ils sont suivis par Marc (prénom d’emprunt) assistant social avec qui ils seront en confiance.

« C’est la première personne qui nous a compris en repérant que le type d’hébergement qui nous conviendrait serait un appartement individuel. »

Dans la rue, leur santé se dégrade. Suzanne est hospitalisée plusieurs fois, sous-alimentée, alcoolisée, les articulations douloureuses. Les acteurs sociaux se mobilisent pour trouver une solution : Marc, la Maison de la Veille Sociale, le Samu Social 69, s’adressent au Préfet pour qu’un hébergement d’urgence soit débloqué. 5 mois plus tard, ils sont hébergés à l’hôtel.
Le couple poursuit son chemin dans un dispositif d’hébergement en appartement avec l’équipe de Polygônes d’ALYNEA qui considère que l’habitat est le point de départ de l’accompagnement.
Suzanne a arrêté de boire et soigne sa polyarthrite. Son compagnon, épileptique, suit son traitement. Grâce à des visites accompagnées par un médiateur et des entretiens téléphoniques réguliers, ils sont en lien avec leurs enfants.
Le prochain objectif est l’accès à un logement de droit commun : le bail serait d’abord signé entre le propriétaire et ALYNEA ; pendant cette durée déterminée, ils seraient sous-locataires et toujours accompagnés par Polygônes, avant que le bail « glisse » à leurs noms.

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Monsieur B.

« Rescapé de la solitude »

Monsieur B. intègre son hébergement en appartement de coordination thérapeutique en octobre 2017. Il doit alors quitter l’hébergement mis à disposition par le centre Léon Bérard où il suit un traitement médical. Même si Monsieur B. a fui, pour des raisons politiques le Congo Kinshasa, il est débouté par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) et par la Cour nationale du droit d’asile (CNDA). Arrivé en France blessé, il apprend qu’il est gravement malade. Soutenu par l’assistante sociale de l’hôpital, il obtient un titre de séjour pour soins qui lui permet de se faire soigner et rester sur le territoire le temps nécessaire.

« Nous les Africains, on vit ensemble, on ne connait pas la solitude. Ici j’ai beaucoup souffert de l’isolement, j’étais au fond du trou. Isolé, malade, séparé de ma famille, j’avais les pires idées. »

Depuis le début de son accompagnement par Entr’Aids, il a trouvé ce dont il avait besoin, une équipe professionnelle qui se soucie des êtres humains et qui soutient moralement les personnes. Son cadre de vie lui permet également de retrouver un vivre ensemble : des relations conviviales de voisinage, le partage de petits déjeuners et de repas avec l’équipe…

« L’hôpital m’a soigné, ALYNEA m’a sauvé la vie, je suis un rescapé. »

Lors de cette rencontre, Monsieur B. est en rémission et a retrouvé du sens dans son quotidien en tant qu’agent de sécurité aux abords de l’école, et bénévole au sein de l’association Singa (mouvement citoyen international visant à créer du lien entre personnes réfugiées). Il a pu reprendre ses fréquentations à la bibliothèque, et récupérer l’appétit et le goût de vivre.

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Monsieur BEN ATTIA

Sa création d’entreprise lui ouvre l’accès au logement

Qu’avez-vous pensé de la 1ère rencontre avec l’équipe du CoWork ?

Une opportunité à ne pas rater ! Je m’y suis tout de suite accroché. Je n’avais pas beaucoup de solutions et l’accompagnement proposé était pour moi un plus, surtout pour le volet administratif. J’ai senti que ça n’allait pas être une perte de temps.

Quel est votre quotidien depuis le début de votre activité ?

Je travaille 35h par semaine : du mercredi au samedi, dans le camion de livraison et le lundi je gère l’administratif (en tant qu’auto-entrepreneur je m’occupe de la facturation, de la communication, de la commercialisation). Le dimanche, je suis avec ma famille. J’ai embauché un livreur en CDD de 6 mois à mi-temps. Un comptable gère la paie, en prestation externe. Aujourd’hui, mon objectif est d’investir dans l’achat d’un camion. Pour l’instant, on tourne en location, et ça représente une perte d’argent conséquente, surtout lorsqu’on doit en louer deux (environ 2 jours par semaine).


Mon entreprise marche bien, c’est ce que je souhaitais ! Je rembourse mes mensualités pour le crédit que l’ADIE m’a accordé pour lancer mon activité. Je me dégage un bon salaire pour payer mon loyer et nourrir ma famille. Je suis très content ! J’ai trouvé un appartement F4 à Lyon 8, dans du neuf. Être patron avec des bons chiffres, ça change tout quand tu cherches un appartement !

La fréquence de votre accompagnement a dû évoluer depuis le mois d’août, notamment depuis le début de votre activité ?

Mon contrat d’accompagnement (de 3 mois) a été renouvelé plusieurs fois. Je viens encore une fois par semaine les lundis, jour que je consacre à l’administration de ma société. Parallèlement je reste en contact téléphonique régulier. Au moindre doute, j’appelle. Sarah est comme une conseillère, dès que j’ai une question, je prends mon téléphone, « Allo Sarah ? » Elle se renseigne puis m’oriente pour que je puisse reprendre la main. Au minimum, je suis en contact deux fois par semaine avec elle. C’est vraiment un apport précieux car sans le CoWork, j’aurais des papiers non-traités. À chaque étape, le dispositif s’adapte par rapport à mes besoins.

Comment peut-on améliorer le service ?

On a fait une réunion avec les autres coworkers et l’équipe pour identifier les besoins et optimiser l’accompagnement humain en termes de formation, d’espace de travail, d’équipement en ordinateurs et imprimantes. Moi j’ai la chance d’avoir un ordinateur, mais ce n’est pas le cas pour les autres coworkers. Les gens hébergés en foyer sont en difficulté et n’ont ni le matériel, ni l’espace pour travailler. Il
manque encore beaucoup de choses nécessaires pour vraiment aider les gens qui n’ont pas les moyens. Il nous faut aussi des modules de formations simples, par exemple je ne maîtrise pas encore Excel et Word, or j’en ai besoin pour gérer mes factures.

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui a envie de monter sa boite et qui n’ose pas car elle est en situation de précarité face au logement ?

Il faut y croire ! Ici il y a vraiment des gens qui ont du cœur avec des compétences, qui veulent nous aider. Il faut savoir prendre la main des personnes qui la tendent pour se mettre sur les bons rails et mener son projet. Vous déménagez ? N’hésitez pas à le contacter !