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RENOUVELLEMENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION 5 nouveaux administrateurs

05/10/2020

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Bertrand FOUCHER
48 ans, marié,
3 enfants.
J’habite Lyon
depuis 20 ans.

Votre parcours professionnel ?
Diplômé de l’Edhec, j’ai commencé à Madagascar en ONG locales. Puis j’ai travaillé 20 ans dans le conseil aux entreprises et du digital chez Capgemini et Accenture.

Vos engagements associatifs ?
8 ans de Présidence à l’entreprise adaptée Artibois qui accueille des personnes en situation de fragilité psychique. Depuis janvier 2017, en mécénat de compétence à plein temps, j’ai rejoint l’expérimentation Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée de Villeurbanne. Je suis dirigeant de l’entreprise à but d’emploi EmerJean qui compte aujourd’hui 80 salariés, tous ex-demandeurs d’emploi, et produit de nouveaux services utiles au territoire. Je travaille au niveau métropolitain et national à l’extension de l’expérimentation à d’autres territoires.

Pourquoi vouloir intégrer le CA ?
J’ai connu ALYNEA il y a 2 ans et j’ai vite compris l’alignement du projet avec mes valeurs : la personne la plus fragile au centre, l’inventivité de l’organisation pour s’adapter aux nouveaux défis posés par les situations des personnes et les contraintes de l’environnement, le professionnalisme et l’exigence des intervenants dans un cadre associatif et collectif, l’inlassable plaidoyer pour les personnes les plus fragiles.

Vos domaines de compétences et de prédilection ?
Insertion professionnelle, Pilotage de projets, Organisation et management, Partenariats, Diversification des ressources financières / Mécénat. De plus en plus au service de l’intérêt général et dans une démarche qui fait une place à chacun.

Quelle est votre vision d’une société équilibrée ?
Une place pour chacun.e et la fraternité pour lier le tout !

Vos passions / centres d’intérêt ?
La cuisine notamment la pâtisserie, les voyages et tout ce qui touche à l’intérêt général.

Alexandre FRÉDÉRICQ
48 ans, marié,
2 enfants, né à Lyon.
Je vis à Villefranchesur-Saône.

Votre parcours professionnel ?
Ancien Directeur de l’association Foyer Notre Dame des Sans Abri, puis Directeur Général Adjoint de l’Adapei du Rhône. Fondateur et dirigeant de deux entreprises oeuvrant dans la sphère sociale Interface (permet aux salariés de toutes organisations de trouver, sur leur lieu de travail, un espace et des compétences pour résoudre des difficultés personnelles, liées ou non à leur emploi) et InterActions (propose des solutions d’appui, de conseil et d’accompagnement aux organisations de l’économie sociale et solidaire (au total 35 collaborateurs).

Vos engagements associatifs ?
Membre du Bureau de la Fondation Emergences (communauté de 40 entreprises lyonnaises qui s’engage auprès de porteurs de projets entrepreneuriaux créateurs de lien social et d’emploi, par le bénévolat de compétences et la mise en relation) et administrateur d’HandiLyonRhone (association qui agit pour l’insertion professionnelle en milieu ordinaire de travail et le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap).

Comment avez-vous connu ALYNEA ?
Avec mon expérience de 17 ans à FNDSA, je connaissais déjà Régis et Entretemps1 ; et j’appréciais beaucoup Jérôme COLRAT !

Pourquoi vouloir intégrer le CA ?
Pour me rendre utile dans un secteur d’activité que j’ai beaucoup pratiqué et apprécié.Vos domaines de compétences et de prédilections ?
Développer, mettre en relation, optimiser.

Quelle est votre vision d’une société équilibrée ?
Une société avec moins de clivages, plus de compréhension et de respect.

Vos passions / centres d’intérêt ?
Ma famille, la littérature, la vie rurale

.

 Philippe IMBERT
45 ans, marié,
3 enfants.
Je vis à Lyon
depuis 15 ans.

Votre parcours professionnel ?
Ingénieur, j’ai commencé dans l’industrie avant de rejoindre Veolia, entreprise de services à l’environnement. J’y ai exercé des fonctions techniques, clientèles, commerciales et depuis 4 ans, je suis Directeur RSE, c’est-à-dire en charge des partenariats, de l’innovation et de la qualité de vie au travail des agents d’Eau du Grand Lyon.

Vos engagements associatifs ?
Je suis administrateur des PIMMS depuis 15 ans, association qui facilite l’accès aux services publics.

Je suis également co-fondateur et Président du CentSept, association qui promeut l’entrepreneuriat social.

Comment avez-vous connu ALYNEA ?
L’accès à l’eau et à l’hygiène des personnes sans domicile est un sujet qui me touche directement. Lors du confinement, j’ai pris contact avec de nombreuses structures comme ALYNEA.

Pourquoi vouloir intégrer le CA ?
Votre nouveau Directeur est une personne de grandes qualités humaines et professionnelles. Contribuer à renouveler les instances de l’association est une action collective très positive.

Vos domaines de compétences et de prédilections ?
Gouvernance, stratégie, développement économique, partenariats.

Quelle est votre vision d’une société équilibrée ?
Une société équilibrée doit garantir un niveau de dignité sur lequel il ne faut pas transiger. Elle doit l’assurer, avec humanité, à tous et surtout aux plus fragiles.

Vos passions / centres d’intérêt ?
Je suis très complice avec mes 3 enfants et également passionné de basket. Je suis naturellement très curieux surtout de nouvelles rencontres !

Marie-Anne THIVOLLE
63 ans, divorcée,
2 fils.
Je vis à Lyon
depuis 2002.

Votre parcours professionnel ?
Je suis professeur agrégée d’Allemand, j’ai fait mes études à Nancy, j’enseigne depuis 1979. C’est ma dernière année scolaire. J’ai travaillé à Nantes, Meaux, Yvetot en Normandie, et Lyon.

Vos engagements associatifs ?
J’ai fait longtemps partie d’une association pour parents d’enfants malades, l’AFSGT. J’étais responsable de la permanence téléphonique (aide et écoute). J’ai aussi fait partie des Soroptimist pendant une dizaine d’années (un club de femmes professionnellement actives qui travaillent ensemble aux niveaux local, national et international pour éduquer et autonomiser les femmes et les filles et leur permettre de réaliser leur plein potentiel dans le but d’améliorer leur vie).

Comment avez-vous connu ALYNEA ?
Par l’intermédiaire des Soroptimist qui intervenaient déjà dans des actions communes avec ALYNEA, à commencer par des actions au CHRS Point Nuit (goûters discussions avec les résidentes ; élaboration d’un potager). J’ai continué en tant que bénévole pour les collectes pour la banque alimentaire et dans le service de suite où j’ai accompagné pendant 6 mois, une dame qui avait quitté l’accueil mère-enfants l’Auvent pour s’installer dans un appartement à Bron, avec ses enfants. Je l’ai notamment aidé à prendre contact avec son quartier.

Pourquoi vouloir intégrer le CA ?
Pour donner un cadre plus solide à mes actions ponctuelles sur le terrain et avoir une meilleure connaissance du fonctionnement d’ALYNEA.

Vos domaines de compétences et de prédilections ?
L’enseignement, les rapports humains, l’aide aux autres et à leur prise d’autonomie. J’aime transmettre et encourager !

Quelle est votre vision d’une société équilibrée ?
Une société où chacun trouverait sa place et dans laquelle il y aurait moins d’individualisme. En m’investissant chez ALYNEA ou ailleurs, je souhaite contribuer un peu à progresser en ce sens. Il faut savoir quitter sa zone de confort pour aller à la rencontre de l’autre, même si c’est souvent difficile parce que déstabilisant.

Vos passions / centres d’intérêt ?
Les voyages ! La culture, la rencontre des autres.

Joël TRONCHON
48 ans, marié,
2 enfants. Je vis à
Lyon 9ème depuis
2011.

Votre parcours professionnel ?
Diplômé de l’École de Management de Grenoble et titulaire d’un Master 2 à l’Université Paris-Dauphine, j’ai démarré mon parcours professionnel dans l’économie sociale et solidaire au sein de la Fondation Agir Contre l’Exclusion. J’ai ensuite occupé plusieurs postes dans la fonction Ressources Humaines notamment chez L’Oréal, au sein du Groupe Casino puis pour le Groupe SEB. En 2011, je suis nommé Directeur du Développement Durable et Délégué Général du Fonds de dotation Groupe SEB.

Vos engagements associatifs ?
En tant qu’adjoint au Maire à Lyon 9ème (2014-2020), en charge de l’emploi, insertion et développement durable, j’ai accompagné bon nombre d’associations métropolitaines. Comme Délégué général du Fonds de dotation Groupe SEB, je soutiens des associations métropolitaines, dans le champ de la lutte contre l’exclusion.

Comment avez-vous connu ALYNEA ?
Par Jérôme COLRAT, et par mon fils Martin qui a eu la chance, avec le soutien de Patricia CARROT, d’y effectuer son stage, qui l’a marqué positivement.

Pourquoi vouloir intégrer le CA ?
J’ai été sollicité par le Président et le Directeur Général d’ALYNEA pour rejoindre le CA, où j’espère apporter mes compétences emploi / insertion à l’association.

Vos domaines de compétences et de prédilections ?
Emploi/insertion, Economie Sociale et Solidaire & entrepreneuriat social, Développement Durable, Ressources Humaines.

Quelle est votre vision d’une société équilibrée ?
Une société où l’on partage équitablement la valeur, où l’ascenseur social fonctionne sans grincer, et où l’émancipation reste un rêve accessible pour chacun. Une société où peuvent encore se rencontrer, dans l’espace public, des personnes avec des trajectoires et des cultures différentes. C’est donc une utopie concrète, qui suppose engagement individuel et action collective efficace.

Vos passions / centres d’intérêt ?
Travailler à la croisée de différents mondes professionnels (entreprises, associations, collectivités
locales). La philosophie, la poésie et la littérature. La course à pieds en ville et en montagne.

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Madame C. et Monsieur V.

Un couple marqué par le sans-abrisme

Originaires de Picardie, ils quittent avec leurs 3 enfants leur maison d’Airaines en 2008 pour tenter leur chance en Corse puis à Lyon. Sans emploi, ils font face à des difficultés familiales avant de se trouver sans hébergement.

Souhaitant avant tout protéger leurs enfants et assurer leur scolarité, ils s’adressent au Conseil Général pour un placement provisoire. Ils sont orientés dans différents foyers dont le CHRS Carteret d’ALYNEA, mais la collectivité leur est difficile. Ils ne supportent ni la promiscuité, ni le cadre imposé. La collaboration avec les équipes est alors compliquée.
Pendant presque 3 ans, ils vont vivre dans la rue, abrités sous la bibliothèque universitaire rue Chevreul. La nuit, ils dorment en alternance afin que l’un des deux surveille leurs sacs à dos dans lesquels se trouve toute leur vie. En journée, ils fréquentent la Maison Rodolphe du Foyer Notre Dame des Sans Abri où ils déjeunent, se douchent, font leur lessive. Ici, ils sont suivis par Marc (prénom d’emprunt) assistant social avec qui ils seront en confiance.

« C’est la première personne qui nous a compris en repérant que le type d’hébergement qui nous conviendrait serait un appartement individuel. »

Dans la rue, leur santé se dégrade. Suzanne est hospitalisée plusieurs fois, sous-alimentée, alcoolisée, les articulations douloureuses. Les acteurs sociaux se mobilisent pour trouver une solution : Marc, la Maison de la Veille Sociale, le Samu Social 69, s’adressent au Préfet pour qu’un hébergement d’urgence soit débloqué. 5 mois plus tard, ils sont hébergés à l’hôtel.
Le couple poursuit son chemin dans un dispositif d’hébergement en appartement avec l’équipe de Polygônes d’ALYNEA qui considère que l’habitat est le point de départ de l’accompagnement.
Suzanne a arrêté de boire et soigne sa polyarthrite. Son compagnon, épileptique, suit son traitement. Grâce à des visites accompagnées par un médiateur et des entretiens téléphoniques réguliers, ils sont en lien avec leurs enfants.
Le prochain objectif est l’accès à un logement de droit commun : le bail serait d’abord signé entre le propriétaire et ALYNEA ; pendant cette durée déterminée, ils seraient sous-locataires et toujours accompagnés par Polygônes, avant que le bail « glisse » à leurs noms.

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Monsieur B.

« Rescapé de la solitude »

Monsieur B. intègre son hébergement en appartement de coordination thérapeutique en octobre 2017. Il doit alors quitter l’hébergement mis à disposition par le centre Léon Bérard où il suit un traitement médical. Même si Monsieur B. a fui, pour des raisons politiques le Congo Kinshasa, il est débouté par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) et par la Cour nationale du droit d’asile (CNDA). Arrivé en France blessé, il apprend qu’il est gravement malade. Soutenu par l’assistante sociale de l’hôpital, il obtient un titre de séjour pour soins qui lui permet de se faire soigner et rester sur le territoire le temps nécessaire.

« Nous les Africains, on vit ensemble, on ne connait pas la solitude. Ici j’ai beaucoup souffert de l’isolement, j’étais au fond du trou. Isolé, malade, séparé de ma famille, j’avais les pires idées. »

Depuis le début de son accompagnement par Entr’Aids, il a trouvé ce dont il avait besoin, une équipe professionnelle qui se soucie des êtres humains et qui soutient moralement les personnes. Son cadre de vie lui permet également de retrouver un vivre ensemble : des relations conviviales de voisinage, le partage de petits déjeuners et de repas avec l’équipe…

« L’hôpital m’a soigné, ALYNEA m’a sauvé la vie, je suis un rescapé. »

Lors de cette rencontre, Monsieur B. est en rémission et a retrouvé du sens dans son quotidien en tant qu’agent de sécurité aux abords de l’école, et bénévole au sein de l’association Singa (mouvement citoyen international visant à créer du lien entre personnes réfugiées). Il a pu reprendre ses fréquentations à la bibliothèque, et récupérer l’appétit et le goût de vivre.

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Monsieur BEN ATTIA

Sa création d’entreprise lui ouvre l’accès au logement

Qu’avez-vous pensé de la 1ère rencontre avec l’équipe du CoWork ?

Une opportunité à ne pas rater ! Je m’y suis tout de suite accroché. Je n’avais pas beaucoup de solutions et l’accompagnement proposé était pour moi un plus, surtout pour le volet administratif. J’ai senti que ça n’allait pas être une perte de temps.

Quel est votre quotidien depuis le début de votre activité ?

Je travaille 35h par semaine : du mercredi au samedi, dans le camion de livraison et le lundi je gère l’administratif (en tant qu’auto-entrepreneur je m’occupe de la facturation, de la communication, de la commercialisation). Le dimanche, je suis avec ma famille. J’ai embauché un livreur en CDD de 6 mois à mi-temps. Un comptable gère la paie, en prestation externe. Aujourd’hui, mon objectif est d’investir dans l’achat d’un camion. Pour l’instant, on tourne en location, et ça représente une perte d’argent conséquente, surtout lorsqu’on doit en louer deux (environ 2 jours par semaine).


Mon entreprise marche bien, c’est ce que je souhaitais ! Je rembourse mes mensualités pour le crédit que l’ADIE m’a accordé pour lancer mon activité. Je me dégage un bon salaire pour payer mon loyer et nourrir ma famille. Je suis très content ! J’ai trouvé un appartement F4 à Lyon 8, dans du neuf. Être patron avec des bons chiffres, ça change tout quand tu cherches un appartement !

La fréquence de votre accompagnement a dû évoluer depuis le mois d’août, notamment depuis le début de votre activité ?

Mon contrat d’accompagnement (de 3 mois) a été renouvelé plusieurs fois. Je viens encore une fois par semaine les lundis, jour que je consacre à l’administration de ma société. Parallèlement je reste en contact téléphonique régulier. Au moindre doute, j’appelle. Sarah est comme une conseillère, dès que j’ai une question, je prends mon téléphone, « Allo Sarah ? » Elle se renseigne puis m’oriente pour que je puisse reprendre la main. Au minimum, je suis en contact deux fois par semaine avec elle. C’est vraiment un apport précieux car sans le CoWork, j’aurais des papiers non-traités. À chaque étape, le dispositif s’adapte par rapport à mes besoins.

Comment peut-on améliorer le service ?

On a fait une réunion avec les autres coworkers et l’équipe pour identifier les besoins et optimiser l’accompagnement humain en termes de formation, d’espace de travail, d’équipement en ordinateurs et imprimantes. Moi j’ai la chance d’avoir un ordinateur, mais ce n’est pas le cas pour les autres coworkers. Les gens hébergés en foyer sont en difficulté et n’ont ni le matériel, ni l’espace pour travailler. Il
manque encore beaucoup de choses nécessaires pour vraiment aider les gens qui n’ont pas les moyens. Il nous faut aussi des modules de formations simples, par exemple je ne maîtrise pas encore Excel et Word, or j’en ai besoin pour gérer mes factures.

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui a envie de monter sa boite et qui n’ose pas car elle est en situation de précarité face au logement ?

Il faut y croire ! Ici il y a vraiment des gens qui ont du cœur avec des compétences, qui veulent nous aider. Il faut savoir prendre la main des personnes qui la tendent pour se mettre sur les bons rails et mener son projet. Vous déménagez ? N’hésitez pas à le contacter !