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L’association

Découvrez notre association, nos valeurs, notre histoire & nos engagements.

L'association

Alynea, des liens pour aller plus loin

Notre ambition

Parce que notre monde est de plus en plus source d’exclusion et de fragilisation, nous cherchons et expérimentons des solutions sociales innovantes, qui prennent en compte l’évolution de nos modes de vie et soient capables de créer les conditions d’une meilleure façon de vivre ensemble.

Nous travaillons en synergie avec les acteurs locaux (établissements publiques, milieux associatifs, entreprises…) pour mutualiser nos compétences et agir durablement.

ALYNEA est l’un des 5 membres du GIE La Ville Autrement.

Projet Associatif

Notre projet Associatif 2018 - 2022

Notre projet Associatif 2018 - 2022 s'articule autour de 4 axes politiques majeurs :

01

Faire pleinement Association

02

Étoffer notre offre de service

pour mieux répondre aux besoins

03

Promouvoir et défendre le pouvoir d’agir des personnes que nous accompagnons

04

Inscrire ALYNEA dans une démarche de Responsabilité sociétale

dans l’élaboration de nos projets, nos façons d’agir et nos accompagnements

Nos valeurs

Les valeurs d'Alynea

Humanisme

Nous croyons en l’Homme et à sa capacité d’agir pour changer le cours de la / sa vie.

Exigence

Nous sommes des professionnels, nous sommes exigeants envers nos actions et envers les personnes que nous accompagnons.

Innovation

Nous recherchons et expérimentons de nouveaux moyens d’action.

Conviction

Nous défendons avec passion et détermination la cause de ceux qui ont perdu leur place dans notre société.

Notre histoire

L'histoire d'Alynea

L’histoire…

… commence en 1973 avec la création par des professionnels du secteur social de l’association REGIS. Sa mission vise l’accompagnement de personnes fragiles et leur hébergement en appartements dispersés, avec déjà le souci d’une insertion professionnelle.

En 1967, naît le « service féminin d’accueil », géré par des bénévoles. En 1970, il devient l’ « accueil en gare » et élargit son action par de l’hébergement d’urgences sociales, notamment pour femmes et enfants. L’association se professionnalise et devient en 1985 ENTRETEMPS.

Les expertises des 2 associations, invitent à miser sur la richesse d’un rapprochement et d’une complémentarité. En 2010, REGIS fusionne avec ENTRETEMPS. L’association prend le nom d’ALYNEA.

Les 1ères années posent les jalons d’une nouvelle appartenance associative autour du respect de la dignité de la personne accueillie. L’articulation des compétences s’est mise en place pour développer un accompagnement global que l’on souhaite médico-psycho-social. Une nouvelle étape s’inscrit en 2017 quand l’association Entr’Aids, qui gère depuis 1991 des Appartements de Coordination Thérapeutique, rejoint ALYNEA.

Les dates clefs

Pour que chacun s’approprie sa nouvelle appartenance, ALYNEA a dû oeuvrer à son repositionnement et à sa réorganisation, ce dont témoignent l’ouverture ou la transformation de certaines structures.
1973
2006
2010
2012
2013
2014
2015
2016
2016

Service Civique

Service Civique

ALYNEA s’engage à accueillir des volontaires en Service Civique depuis 2012, en recrutant des jeunes âgés entre 18 et 26 ans, sans condition de diplôme. Seuls la motivation et les savoir-être sont pris en compte.

Les missions

Elles portent autour de la création de liens en direction des personnes accompagnées par ALYNEA :

Elles portent autour de la création de supports socio-éducatifs en direction des personnes accompagnées par ALYNEA :

Pour en savoir plus sur le Service Civique 

Tutorat & accompagnement

Le tuteur accompagne les volontaires autour de cinq axes:

Intégration des volontaires dans l’association : comité de pilotage et comité de suivi

2 instances sont mises en place pour assurer l’accompagnement des volontaires, le suivi général et valider les choix stratégiques du projet. L’une est composée de membres du Conseil d’administration, de la direction et des salariés tuteurs, l’autre de salariés terrain. 

Vous souhaitez effectuer un Service Civique à Alynea, ou obtenir plus d’informations ?

GIE

GIE La Ville Autrement

Le Groupement d’Intérêt Economique La Ville Autrement regroupe 5 membres complémentaires au carrefour du logement et de l’hébergement

Le rôle du GIE La ville Autrement ?

Établir un dialogue innovant et donner des réponses opérationnelles nouvelles à l’ensemble des acteurs du développement urbain de l’agglomération Lyonnaise.

Apporter des réponses

Le GIE La Ville Autrement est au service des politiques locales de l’habitat et de l’intérêt général avec une large gamme de réponses, qui s’étend de l’hébergement d’urgence à l’accession sociale, en passant par le locatif social et le logement accompagné.

Tisser des liens

Le GIE La Ville Autrement tisse des relations avec les promoteurs dans la mesure où la qualité et la fiabilité de ses opérations permettent de donner une visibilité à un projet global que la promotion privée pourrait difficilement construire seule.

Les habitants au cœur de nos préoccupations

Le GIE La Ville Autrement place les habitants au cœur de ses préoccupations en leurs donnant des réponses adaptées à leurs besoins actuels et futurs.

Rapports Annuels

Rapports annuels Alynea

Consultez ici nos différents Rapports d'Activités Annuels

Newsletter

Découvrez nos newsletter

Consultez ici nos différents Rapports d'Activités Annuels

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Madame C. et Monsieur V.

Un couple marqué par le sans-abrisme

Originaires de Picardie, ils quittent avec leurs 3 enfants leur maison d’Airaines en 2008 pour tenter leur chance en Corse puis à Lyon. Sans emploi, ils font face à des difficultés familiales avant de se trouver sans hébergement.

Souhaitant avant tout protéger leurs enfants et assurer leur scolarité, ils s’adressent au Conseil Général pour un placement provisoire. Ils sont orientés dans différents foyers dont le CHRS Carteret d’ALYNEA, mais la collectivité leur est difficile. Ils ne supportent ni la promiscuité, ni le cadre imposé. La collaboration avec les équipes est alors compliquée.
Pendant presque 3 ans, ils vont vivre dans la rue, abrités sous la bibliothèque universitaire rue Chevreul. La nuit, ils dorment en alternance afin que l’un des deux surveille leurs sacs à dos dans lesquels se trouve toute leur vie. En journée, ils fréquentent la Maison Rodolphe du Foyer Notre Dame des Sans Abri où ils déjeunent, se douchent, font leur lessive. Ici, ils sont suivis par Marc (prénom d’emprunt) assistant social avec qui ils seront en confiance.

« C’est la première personne qui nous a compris en repérant que le type d’hébergement qui nous conviendrait serait un appartement individuel. »

Dans la rue, leur santé se dégrade. Suzanne est hospitalisée plusieurs fois, sous-alimentée, alcoolisée, les articulations douloureuses. Les acteurs sociaux se mobilisent pour trouver une solution : Marc, la Maison de la Veille Sociale, le Samu Social 69, s’adressent au Préfet pour qu’un hébergement d’urgence soit débloqué. 5 mois plus tard, ils sont hébergés à l’hôtel.
Le couple poursuit son chemin dans un dispositif d’hébergement en appartement avec l’équipe de Polygônes d’ALYNEA qui considère que l’habitat est le point de départ de l’accompagnement.
Suzanne a arrêté de boire et soigne sa polyarthrite. Son compagnon, épileptique, suit son traitement. Grâce à des visites accompagnées par un médiateur et des entretiens téléphoniques réguliers, ils sont en lien avec leurs enfants.
Le prochain objectif est l’accès à un logement de droit commun : le bail serait d’abord signé entre le propriétaire et ALYNEA ; pendant cette durée déterminée, ils seraient sous-locataires et toujours accompagnés par Polygônes, avant que le bail « glisse » à leurs noms.

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Monsieur B.

« Rescapé de la solitude »

Monsieur B. intègre son hébergement en appartement de coordination thérapeutique en octobre 2017. Il doit alors quitter l’hébergement mis à disposition par le centre Léon Bérard où il suit un traitement médical. Même si Monsieur B. a fui, pour des raisons politiques le Congo Kinshasa, il est débouté par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) et par la Cour nationale du droit d’asile (CNDA). Arrivé en France blessé, il apprend qu’il est gravement malade. Soutenu par l’assistante sociale de l’hôpital, il obtient un titre de séjour pour soins qui lui permet de se faire soigner et rester sur le territoire le temps nécessaire.

« Nous les Africains, on vit ensemble, on ne connait pas la solitude. Ici j’ai beaucoup souffert de l’isolement, j’étais au fond du trou. Isolé, malade, séparé de ma famille, j’avais les pires idées. »

Depuis le début de son accompagnement par Entr’Aids, il a trouvé ce dont il avait besoin, une équipe professionnelle qui se soucie des êtres humains et qui soutient moralement les personnes. Son cadre de vie lui permet également de retrouver un vivre ensemble : des relations conviviales de voisinage, le partage de petits déjeuners et de repas avec l’équipe…

« L’hôpital m’a soigné, ALYNEA m’a sauvé la vie, je suis un rescapé. »

Lors de cette rencontre, Monsieur B. est en rémission et a retrouvé du sens dans son quotidien en tant qu’agent de sécurité aux abords de l’école, et bénévole au sein de l’association Singa (mouvement citoyen international visant à créer du lien entre personnes réfugiées). Il a pu reprendre ses fréquentations à la bibliothèque, et récupérer l’appétit et le goût de vivre.

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Monsieur BEN ATTIA

Sa création d’entreprise lui ouvre l’accès au logement

Qu’avez-vous pensé de la 1ère rencontre avec l’équipe du CoWork ?

Une opportunité à ne pas rater ! Je m’y suis tout de suite accroché. Je n’avais pas beaucoup de solutions et l’accompagnement proposé était pour moi un plus, surtout pour le volet administratif. J’ai senti que ça n’allait pas être une perte de temps.

Quel est votre quotidien depuis le début de votre activité ?

Je travaille 35h par semaine : du mercredi au samedi, dans le camion de livraison et le lundi je gère l’administratif (en tant qu’auto-entrepreneur je m’occupe de la facturation, de la communication, de la commercialisation). Le dimanche, je suis avec ma famille. J’ai embauché un livreur en CDD de 6 mois à mi-temps. Un comptable gère la paie, en prestation externe. Aujourd’hui, mon objectif est d’investir dans l’achat d’un camion. Pour l’instant, on tourne en location, et ça représente une perte d’argent conséquente, surtout lorsqu’on doit en louer deux (environ 2 jours par semaine).


Mon entreprise marche bien, c’est ce que je souhaitais ! Je rembourse mes mensualités pour le crédit que l’ADIE m’a accordé pour lancer mon activité. Je me dégage un bon salaire pour payer mon loyer et nourrir ma famille. Je suis très content ! J’ai trouvé un appartement F4 à Lyon 8, dans du neuf. Être patron avec des bons chiffres, ça change tout quand tu cherches un appartement !

La fréquence de votre accompagnement a dû évoluer depuis le mois d’août, notamment depuis le début de votre activité ?

Mon contrat d’accompagnement (de 3 mois) a été renouvelé plusieurs fois. Je viens encore une fois par semaine les lundis, jour que je consacre à l’administration de ma société. Parallèlement je reste en contact téléphonique régulier. Au moindre doute, j’appelle. Sarah est comme une conseillère, dès que j’ai une question, je prends mon téléphone, « Allo Sarah ? » Elle se renseigne puis m’oriente pour que je puisse reprendre la main. Au minimum, je suis en contact deux fois par semaine avec elle. C’est vraiment un apport précieux car sans le CoWork, j’aurais des papiers non-traités. À chaque étape, le dispositif s’adapte par rapport à mes besoins.

Comment peut-on améliorer le service ?

On a fait une réunion avec les autres coworkers et l’équipe pour identifier les besoins et optimiser l’accompagnement humain en termes de formation, d’espace de travail, d’équipement en ordinateurs et imprimantes. Moi j’ai la chance d’avoir un ordinateur, mais ce n’est pas le cas pour les autres coworkers. Les gens hébergés en foyer sont en difficulté et n’ont ni le matériel, ni l’espace pour travailler. Il
manque encore beaucoup de choses nécessaires pour vraiment aider les gens qui n’ont pas les moyens. Il nous faut aussi des modules de formations simples, par exemple je ne maîtrise pas encore Excel et Word, or j’en ai besoin pour gérer mes factures.

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui a envie de monter sa boite et qui n’ose pas car elle est en situation de précarité face au logement ?

Il faut y croire ! Ici il y a vraiment des gens qui ont du cœur avec des compétences, qui veulent nous aider. Il faut savoir prendre la main des personnes qui la tendent pour se mettre sur les bons rails et mener son projet. Vous déménagez ? N’hésitez pas à le contacter !