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Le développement durable : un axe majeur du nouveau projet associatif d’ALYNEA

Image une projet associatif 2018-2022

Le Conseil d’Administration inscrit comme champs d’action prioritaire l’accompagnement, d’abord en interne, de la prise en compte de notre environnement (environnemental, social et sociétal). En effet, en fonction de notre sensibilité au concept de l’écologie, parfois ou trop souvent éloignée de nos préoccupations quotidiennes, ALYNEA appelle ses forces vives à être exemplaire avant de diffuser […]

ALYNEA présente à la conférence de la Fédération européenne des associations nationales travaillant avec les sans-abri / Berlin , 14-15 juin 2018

image logo feantsa

La FEANTSA, créée en 1989, est la seule ONG européenne qui se concentre exclusivement sur la lutte contre le sans-abrisme avec comme objectif ultime de mettre un terme au sans-abrisme en Europe. Chaque année lors d’une conférence annuelle, elle invite les acteurs européens de l’urgence sociale à revenir sur l’année écoulée et regarder vers l’avenir […]

Philippe MERCHEZ à ALYNEA : Témoignage de réalités quotidiennes // Exposition photos

photo carton expo ALYNEA Philippe MERCHEZ

Humblement, nous souhaitons participer à faire en sorte de porter un autre regard sur ces personnes en situation de fragilité, que, parfois, l’on s’efforce de ne pas voir. L’œil de Philippe c’est l’art de ne pas les ignorer, c’est reconnaître leur existence, leur donner de retrouver des espaces d’expression, une estime de soi. Il reste […]

Bénévolat // Art-thérapie dans les foyers : une relation d’accompagnement via une médiation artistique Complémentarité entre bénévoles et salariés.

Photo Philippe MERCHEZ - Atelier d'art thérapie CHRS Cléberg ALYNEA

Deux art-thérapeutes interviennent bénévolement dans 4 foyers d’ALYNEA : Virginie ZANETTI aux CHRS Carteret et Cléberg et Sylvie DAVIE au CHRS Point Nuit et à l’accueil mère-enfant L’AUVENT. Virginie ZANETTI, diplômée art-thérapeute analyste, a souhaité faire profiter son savoir-faire auprès d’un public fragilisé et en rupture sociale. Toutes deux proposent aux personnes hébergées qui le souhaitent, […]

Refusons de dissimuler la réalité des sans-domicile fixe en France

image logo fédération nationale samu sociaux

« Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues », déclarait le Président de la République cet été. Nous ne pouvons que nous réjouir d’une telle ambition politique que nous appelons de nos vœux depuis de nombreuses années. Cependant, force est de constater que l’objectif est bien […]

Positionnement d’ALYNEA face à la circulaire Collomb

Asssociation ALYNEA - Photo Philippe MERCHEZ

La circulaire du 12/12/17, co-signées des ministères de l’Intérieur et de la Cohésion des territoires, instaurent des procédures de recensement et d’évaluation des personnes sans-abri ou hébergées d’urgence, pour un examen de leur nationalité et de leur statut administratif. Nous ne pouvons qu’éprouver de vives inquiétudes quant au durcissement des orientations gouvernementales en matière d’accueil, […]

Inauguration des hébergements et logements rue Richelieu à Villeurbanne

Photo coupe ruban Inauguration Richelieu

Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale Cléberg d’ALYNEA (23 personnes isolées) 10 familles (47 places) accompagnées par le Service Vers et Dans l’Habitat (SAVDH) d’ALYNEA 17 logements sociaux gérés par le bailleur Est Métropole Habitat (EMH) Un projet porté par le Groupement d’Intérêt Economique Est Habitat. L’inauguration s’est déroulée le 6 février en présence de […]

L’équipe des volontaires s’agrandit !

Photo volontaires Service Civique ALYNEA février 2018

4 nouveaux volontaires ont rejoint ALYNEA depuis février pour 6 mois. En lien avec les équipes et les bénévoles de l’association, ils  rejoignent Emmanuel et Philippe, 2 volontaires en poste depuis novembre et ont pour mission l’animation et la dynamisation des temps collectifs, en favorisant la participation des personnes que nous accompagnons et en valorisant […]

Rencontre avec Valérie GLATARD, Conseillère membre de la Commission Permanente de la Métropole de Lyon – Politiques d’insertion sur le territoire

Photo portrait Valérie Glatard

ALYNEA a été la 1ère association du secteur insertion socio-professionnelle que Madame Valérie GLATARD a rencontré à l’occasion de sa prise de mandat de Conseillère à la commission Politiques d’insertion sur le territoire de la Métropole de Lyon. Effectivement, elle porte un intérêt tout particulier à un dispositif original d’insertion socio-professionnel, le Parcours Renforcé d’Insertion […]

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Madame C. et Monsieur V.

Un couple marqué par le sans-abrisme

Originaires de Picardie, ils quittent avec leurs 3 enfants leur maison d’Airaines en 2008 pour tenter leur chance en Corse puis à Lyon. Sans emploi, ils font face à des difficultés familiales avant de se trouver sans hébergement.

Souhaitant avant tout protéger leurs enfants et assurer leur scolarité, ils s’adressent au Conseil Général pour un placement provisoire. Ils sont orientés dans différents foyers dont le CHRS Carteret d’ALYNEA, mais la collectivité leur est difficile. Ils ne supportent ni la promiscuité, ni le cadre imposé. La collaboration avec les équipes est alors compliquée.
Pendant presque 3 ans, ils vont vivre dans la rue, abrités sous la bibliothèque universitaire rue Chevreul. La nuit, ils dorment en alternance afin que l’un des deux surveille leurs sacs à dos dans lesquels se trouve toute leur vie. En journée, ils fréquentent la Maison Rodolphe du Foyer Notre Dame des Sans Abri où ils déjeunent, se douchent, font leur lessive. Ici, ils sont suivis par Marc (prénom d’emprunt) assistant social avec qui ils seront en confiance.

« C’est la première personne qui nous a compris en repérant que le type d’hébergement qui nous conviendrait serait un appartement individuel. »

Dans la rue, leur santé se dégrade. Suzanne est hospitalisée plusieurs fois, sous-alimentée, alcoolisée, les articulations douloureuses. Les acteurs sociaux se mobilisent pour trouver une solution : Marc, la Maison de la Veille Sociale, le Samu Social 69, s’adressent au Préfet pour qu’un hébergement d’urgence soit débloqué. 5 mois plus tard, ils sont hébergés à l’hôtel.
Le couple poursuit son chemin dans un dispositif d’hébergement en appartement avec l’équipe de Polygônes d’ALYNEA qui considère que l’habitat est le point de départ de l’accompagnement.
Suzanne a arrêté de boire et soigne sa polyarthrite. Son compagnon, épileptique, suit son traitement. Grâce à des visites accompagnées par un médiateur et des entretiens téléphoniques réguliers, ils sont en lien avec leurs enfants.
Le prochain objectif est l’accès à un logement de droit commun : le bail serait d’abord signé entre le propriétaire et ALYNEA ; pendant cette durée déterminée, ils seraient sous-locataires et toujours accompagnés par Polygônes, avant que le bail « glisse » à leurs noms.

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Monsieur B.

« Rescapé de la solitude »

Monsieur B. intègre son hébergement en appartement de coordination thérapeutique en octobre 2017. Il doit alors quitter l’hébergement mis à disposition par le centre Léon Bérard où il suit un traitement médical. Même si Monsieur B. a fui, pour des raisons politiques le Congo Kinshasa, il est débouté par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) et par la Cour nationale du droit d’asile (CNDA). Arrivé en France blessé, il apprend qu’il est gravement malade. Soutenu par l’assistante sociale de l’hôpital, il obtient un titre de séjour pour soins qui lui permet de se faire soigner et rester sur le territoire le temps nécessaire.

« Nous les Africains, on vit ensemble, on ne connait pas la solitude. Ici j’ai beaucoup souffert de l’isolement, j’étais au fond du trou. Isolé, malade, séparé de ma famille, j’avais les pires idées. »

Depuis le début de son accompagnement par Entr’Aids, il a trouvé ce dont il avait besoin, une équipe professionnelle qui se soucie des êtres humains et qui soutient moralement les personnes. Son cadre de vie lui permet également de retrouver un vivre ensemble : des relations conviviales de voisinage, le partage de petits déjeuners et de repas avec l’équipe…

« L’hôpital m’a soigné, ALYNEA m’a sauvé la vie, je suis un rescapé. »

Lors de cette rencontre, Monsieur B. est en rémission et a retrouvé du sens dans son quotidien en tant qu’agent de sécurité aux abords de l’école, et bénévole au sein de l’association Singa (mouvement citoyen international visant à créer du lien entre personnes réfugiées). Il a pu reprendre ses fréquentations à la bibliothèque, et récupérer l’appétit et le goût de vivre.

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Monsieur BEN ATTIA

Sa création d’entreprise lui ouvre l’accès au logement

Qu’avez-vous pensé de la 1ère rencontre avec l’équipe du CoWork ?

Une opportunité à ne pas rater ! Je m’y suis tout de suite accroché. Je n’avais pas beaucoup de solutions et l’accompagnement proposé était pour moi un plus, surtout pour le volet administratif. J’ai senti que ça n’allait pas être une perte de temps.

Quel est votre quotidien depuis le début de votre activité ?

Je travaille 35h par semaine : du mercredi au samedi, dans le camion de livraison et le lundi je gère l’administratif (en tant qu’auto-entrepreneur je m’occupe de la facturation, de la communication, de la commercialisation). Le dimanche, je suis avec ma famille. J’ai embauché un livreur en CDD de 6 mois à mi-temps. Un comptable gère la paie, en prestation externe. Aujourd’hui, mon objectif est d’investir dans l’achat d’un camion. Pour l’instant, on tourne en location, et ça représente une perte d’argent conséquente, surtout lorsqu’on doit en louer deux (environ 2 jours par semaine).


Mon entreprise marche bien, c’est ce que je souhaitais ! Je rembourse mes mensualités pour le crédit que l’ADIE m’a accordé pour lancer mon activité. Je me dégage un bon salaire pour payer mon loyer et nourrir ma famille. Je suis très content ! J’ai trouvé un appartement F4 à Lyon 8, dans du neuf. Être patron avec des bons chiffres, ça change tout quand tu cherches un appartement !

La fréquence de votre accompagnement a dû évoluer depuis le mois d’août, notamment depuis le début de votre activité ?

Mon contrat d’accompagnement (de 3 mois) a été renouvelé plusieurs fois. Je viens encore une fois par semaine les lundis, jour que je consacre à l’administration de ma société. Parallèlement je reste en contact téléphonique régulier. Au moindre doute, j’appelle. Sarah est comme une conseillère, dès que j’ai une question, je prends mon téléphone, « Allo Sarah ? » Elle se renseigne puis m’oriente pour que je puisse reprendre la main. Au minimum, je suis en contact deux fois par semaine avec elle. C’est vraiment un apport précieux car sans le CoWork, j’aurais des papiers non-traités. À chaque étape, le dispositif s’adapte par rapport à mes besoins.

Comment peut-on améliorer le service ?

On a fait une réunion avec les autres coworkers et l’équipe pour identifier les besoins et optimiser l’accompagnement humain en termes de formation, d’espace de travail, d’équipement en ordinateurs et imprimantes. Moi j’ai la chance d’avoir un ordinateur, mais ce n’est pas le cas pour les autres coworkers. Les gens hébergés en foyer sont en difficulté et n’ont ni le matériel, ni l’espace pour travailler. Il
manque encore beaucoup de choses nécessaires pour vraiment aider les gens qui n’ont pas les moyens. Il nous faut aussi des modules de formations simples, par exemple je ne maîtrise pas encore Excel et Word, or j’en ai besoin pour gérer mes factures.

Quel conseil donneriez-vous à une personne qui a envie de monter sa boite et qui n’ose pas car elle est en situation de précarité face au logement ?

Il faut y croire ! Ici il y a vraiment des gens qui ont du cœur avec des compétences, qui veulent nous aider. Il faut savoir prendre la main des personnes qui la tendent pour se mettre sur les bons rails et mener son projet. Vous déménagez ? N’hésitez pas à le contacter !